{"id":3971,"date":"2017-05-05T16:31:38","date_gmt":"2017-05-05T14:31:38","guid":{"rendered":"http:\/\/www.lintelligentdabidjan.info\/news\/?p=3971"},"modified":"2017-05-07T07:54:48","modified_gmt":"2017-05-07T05:54:48","slug":"interview-sangare-siriki-patron-de-opes-holding-un-700-mille-logements-manquent-aux-besoins-du-marche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.lintelligentdabidjan.info\/news\/interview-sangare-siriki-patron-de-opes-holding-un-700-mille-logements-manquent-aux-besoins-du-marche\/","title":{"rendered":"Interview &#8211; Sangar\u00e9 Siriki, patron de Opes Holding : &#8220;700 mille logements manquent aux besoins du march\u00e9&#8221;"},"content":{"rendered":"<p>Sangar\u00e9 Siriki fait partie des b\u00e2tisseurs de l\u2019\u00e9conomie ivoirienne. Il est un champion dans le secteur de l\u2019immobilier en C\u00f4te d\u2019Ivoire. L\u2019IA est all\u00e9 \u00e0 sa rencontre pour faire le point sur le programme des logements sociaux lanc\u00e9 par le Pr\u00e9sident Alassane Ouattara. C\u2019\u00e9tait \u00e0 ses bureaux situ\u00e9s \u00e0 Abidjan-Cocody, Rue Cannebi\u00e8re.<!--more--><\/p>\n<p><strong>Monsieur le PDG de Opes Holding, peut-on affirmer que pour vous, les ann\u00e9es passent et se ressemblent. Les distinctions pleuvent sur vous depuis votre entr\u00e9e dans le secteur de l\u2019immobilier en C\u00f4te d\u2019Ivoire (Ndlr : en 2012) : Paris, Tunis, Abidjan etc\u2026Quel est le secret de ce Succes story ?<\/strong><\/p>\n<p>Depuis 2012, nous avons entam\u00e9 le d\u00e9but d\u2019un long parcours. Nous sommes rentr\u00e9s dans la construction et la promotion immobili\u00e8re parce que faisant l\u2019\u00e9tat des lieux, nous avons remarqu\u00e9 que la C\u00f4te d\u2019Ivoire a un d\u00e9ficit tr\u00e8s chronique de logements : en gros 700 000 logements. De fa\u00e7on conjoncturelle et structurelle, il faut 50 \u00e0 60 000 logements par an. Nous avons tout de suite compris que seul le travail peut nous amener \u00e0 r\u00e9duire ce d\u00e9ficit. C\u2019est pour cette raison qu\u2019avec tous mes collaborateurs \u00e0 Opes Holding et avec aussi l\u2019appui institutionnel, nous avons travaill\u00e9 d\u2019arrache-pied pour sortir les r\u00e9sultats que tout le monde voit aujourd\u2019hui. Donc le secret de ce Succes story est le travail. Le seul tr\u00e9sor que nous avons, c\u2019est le travail. C\u2019est le secret de la r\u00e9ussite.<\/p>\n<p><strong>Le ministre de la Construction, du Logement et de l\u2019Assainissement, Claude Isaac D\u00e9, a fait du projet de construction des logements sociaux, l\u2019une de ses priorit\u00e9s depuis son arriv\u00e9e \u00e0 la t\u00eate de ce minist\u00e8re. Lors d\u2019une r\u00e9cente rencontre avec les acteurs du secteur, il a mis les pieds dans le plat en vous disant que vous n\u2019avez plus droit \u00e0 l\u2019erreur et que tous les obstacles doivent \u00eatre lev\u00e9s afin d\u2019acc\u00e9l\u00e9rer le projet de construction des logements sociaux. Consid\u00e9rez-vous ces propos du ministre (que vous-m\u00eame avez qualifi\u00e9 d\u2019\u00e9changes francs), comme un challenge ou comme un \u00e9chec ?<\/strong><\/p>\n<p>Avant de r\u00e9pondre \u00e0 votre question, permettez-moi de remercier d\u2019abord le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, SEM Alassane Ouattara, qui a eu la volont\u00e9 politique de lancer le programme de logements sociaux. Depuis son arriv\u00e9e au pouvoir, il en a fait l\u2019une de ses priorit\u00e9s. Au d\u00e9part, il s\u2019agissait de r\u00e9aliser 60 000 logements sociaux, \u00e9conomiques et standings. Et par la suite, cette volont\u00e9 politique s\u2019est mise en pratique. Bien \u00e9videmment, la construction d\u2019une maison est l\u2019aboutissement d\u2019un processus. Il faut d\u2019abord cr\u00e9er le cadre institutionnel qui permet de faire des r\u00e9formes tr\u00e8s strictes et rigoureuses pour assainir la fili\u00e8re. C\u2019est ce qui a \u00e9t\u00e9 fait. Cela a commenc\u00e9 sous la ministre Nial\u00e9 Kaba. Elle a introduit ces r\u00e9formes qui \u00e9taient ax\u00e9es sur le foncier, le financement et puis la fiscalit\u00e9. Nous avons appel\u00e9 ces r\u00e9formes-l\u00e0, la \u2018\u2019loi des 3 F\u2019\u2019. Pourquoi le foncier ? Tout simplement parce que c\u2019est notre mati\u00e8re premi\u00e8re. Si le foncier n\u2019est pas s\u00e9curis\u00e9, c\u2019est impossible de faire des logements. C\u2019est le premier \u00e9l\u00e9ment de gage aupr\u00e8s des banques pour les lev\u00e9es de fonds. Et les investisseurs doivent voir comme un indicateur, l\u2019accessibilit\u00e9 \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 fonci\u00e8re de mani\u00e8re s\u00e9curis\u00e9e : c&#8217;est-\u00e0-dire les titres fonciers. Donc il fallait r\u00e9duire le temps administratif pour l\u2019acquisition de ces terrains et s\u00e9curiser au maximum. On va y revenir ! Maintenant ces r\u00e9formes \u00e9tant lanc\u00e9es, le ministre Mamadou Sanogo a pris les commandes. Il en a fait une priorit\u00e9. L\u2019ancien ministre a aussi ax\u00e9 son travail sur la r\u00e9alisation de ces logements. Et par la suite, nous avons eu le ministre Gnamien Konan qui a pris le relais et qui a travaill\u00e9.<br \/>\nL\u2019arriv\u00e9e du ministre Claude Isaac D\u00e9 \u00e0 la t\u00eate du d\u00e9partement minist\u00e9riel est salutaire. Il a fait, avec nous, l\u2019\u00e9tat des lieux. Il y a eu des insuffisances. Bien entendu aucune \u0153uvre humaine n\u2019est parfaite. Le ministre Issac D\u00e9 \u00e9tant l\u00e0, il a voulu rectifier certains tirs pour que nous puissions arriver aux objectifs fix\u00e9s par le gouvernement. C&#8217;est-\u00e0-dire 150 000 logements. Nous connaissons bien son parcours : c\u2019est un technicien, un ing\u00e9nieur. Il est de la maison et il sait de quoi il parle.<br \/>\nDans ce langage franc, l\u2019\u00c9tat a sa part \u00e0 jouer. Les promoteurs ont \u00e9galement leur part \u00e0 jouer. L\u2019\u00c9tat doit nous permette d\u2019avoir du foncier s\u00e9curis\u00e9, avoir les ACD dans de brefs d\u00e9lais, les permis de construire aussi. Mais surtout, l\u2019\u00c9tat doit faire des VRD (Voiries, des R\u00e9seaux) primaires, pour que l\u2019acc\u00e8s \u00e0 nos logements soit facile. Il a pour r\u00f4le essentiel de s\u00e9curiser le foncier. Il doit envoyer sur nos sites, l\u2019eau et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Par la suite, l\u2019\u00c9tat doit mettre en place une politique d\u2019exon\u00e9ration li\u00e9e \u00e0 une fiscalit\u00e9 int\u00e9ressante pour que les logements sociaux soient une r\u00e9alit\u00e9. Car ils visent une certaine tranche de la population \u00e0 revenu tr\u00e8s faible. Ces conditions doivent donc \u00eatre r\u00e9unies pour que nous puissions sortir effectivement de terre des logements sociaux. Nous avons discut\u00e9 de tout cela avec le ministre. Il a pris bonne note et il a promis que l\u2019\u00c9tat va jouer son r\u00f4le. Les promoteurs aussi. Je ne peux parler d\u2019\u00e9chec ni de r\u00e9ussite mais je dis, les logements sociaux sont une r\u00e9alit\u00e9. \u00c9videment il y a des insuffisances qui subsistent que nous sommes en train de corriger.<\/p>\n<p><strong>Le quota de 150 mille logements sociaux n\u2019a pas encore \u00e9t\u00e9 atteint. Pourquoi ce retard dans la livraison des logements ?<\/strong><\/p>\n<p>Je vais tout de suite rectifier ! Ce n\u2019est pas 150 000 logements sociaux, mais 150 000 logements compos\u00e9s comme suite : 60 000 logements sociaux, 18 000 LEM (Lotissements \u00e0 \u00e9quipement mod\u00e9r\u00e9), 42 000 logements \u00e9conomiques et 30 000 logements standings. C\u2019est pour montrer que l\u2019\u00c9tat ne vise pas seulement que les cas sociaux, mais il veut loger un peu tout le monde pour r\u00e9duire le d\u00e9ficit de logements. Donc le retard s\u2019explique : il y a des r\u00e9formes courageuses qu\u2019il fallait faire pour assainir le secteur. Ensuite, l\u2019\u00c9tat devait trouver les moyens de faire sa part, c\u2019est-\u00e0-dire s\u00e9curiser le foncier et le mettre \u00e0 disposition. Il y a des d\u00e9crets qui ont \u00e9t\u00e9 pris dans ce sens l\u00e0. Il y a eu l\u2019am\u00e9lioration de la purge des droits coutumiers, car il faut d\u00e9sint\u00e9resser les propri\u00e9taires terriens, m\u00eame si constitutionnellement la terre appartient \u00e0 l\u2019\u00c9tat. Cette purge des droits coutumiers a fait l\u2019objet d\u2019un d\u00e9cret dans lequel l\u2019\u00c9tat nous demande de payer 2000 FCFA le m\u00e8tre carr\u00e9 dans la zone d\u2019Abidjan et banlieue. A l\u2019int\u00e9rieur du pays, \u00e7a va de 600 \u00e0 1500 FCFA le m\u00e8tre carr\u00e9.<br \/>\nMaintenant pour qu\u2019on puisse rapidement livrer les logements, il faut faire les VRD primaires. C\u2019est tr\u00e8s difficile pour avoir acc\u00e8s \u00e0 certains endroits aujourd\u2019hui. L\u2019\u00c9tat doit donc faire des routes, amener l\u2019eau et l\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Par ailleurs, les cat\u00e9gories de personnes qui doivent avoir ces logements ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies. L\u2019\u00c9tat est en train de refaire une base de donn\u00e9es avec le ministre Claude Isaac D\u00e9. Il faut que cette base de donn\u00e9es refl\u00e8te r\u00e9ellement ceux qui ont droit aux logements. D\u2019ailleurs, le CEFAL a \u00e9t\u00e9 mis en place pour recenser etc\u2026Une fois ces choses faites, tout va repartir tr\u00e8s bien. L\u2019\u00c9tat est en mesure de faire les choses.<br \/>\nIl y a aussi le probl\u00e8me des financements. Lorsqu\u2019on est dans ce secteur de logements, il y&#8217;a deux types de financement qu\u2019il va y voir : le financement du cr\u00e9dit-promoteur et le financement du cr\u00e9dit-acqu\u00e9reur. C\u2019est tr\u00e8s difficile pour les banques locales de suivre le programme, car quand on parle de 150 000 logements cela demande beaucoup d\u2019argent. L\u2019\u00c9tat devrait mettre en place un m\u00e9canisme de financement pour accompagner les promoteurs, comme en Tunisie, au Maroc, en Alg\u00e9rie\u2026 Dans ces pays, le m\u00e9canisme de financement est li\u00e9 \u00e0 un fonds de garantie. Alors que dans les pays subsahariens, le taux de bancarisation est assez faible. En C\u00f4te d\u2019Ivoire, c\u2019est 15%. Et des personnes qui sont dans les banques ici n\u2019ont pas de quotit\u00e9 cessible pour pouvoir acheter des maisons. Ce qui est tr\u00e8s difficile. Donc pour accompagner ces personnes et d\u2019autres du secteur informel qui n\u2019ont pas de revenus stables, il faut mettre en place un fonds de garantie. Ce fonds permettra de prendre le relais, mais il y a des m\u00e9canismes qui existent d\u00e9j\u00e0 ici. Il y a le CDMH qui est le Cr\u00e9dit de Mobilisation de l\u2019Habitat. Il a aussi le FSH (Fonds de soutien de l\u2019habitat). Il y a \u00e9galement des accords de la Banque mondiale qui peuvent prendre le relais. Ces deux structures qui sont le CDMH et le FSH ont pour r\u00f4le d\u2019accompagner les acqu\u00e9reurs. L\u2019\u00c9tat alimente leurs comptes et les banques locales qui participent au programme se refinancent aupr\u00e8s d\u2019eux \u00e0 des conditions red\u00e9finies \u00e0 un taux tr\u00e8s int\u00e9ressant. Cette situation permettra aux acqu\u00e9reurs d\u2019avoir des maisons \u00e0 5, 5 % de taux. Et il faut ajouter qu\u2019il faut des financements longs, au moins 15 ans. Cela va soulager\u2026<br \/>\nAlors pour lever compl\u00e8tement tous ces blocages aujourd\u2019hui, il faut faire de la location-vente. Quand on parle de logements sociaux, on parle de personnes aux revenus tr\u00e8s faibles. Le Pr\u00e9sident Houphou\u00ebt avait lanc\u00e9, entre 1960 et 1980, un vaste programme social notamment les logements sociaux. \u00c0 cette \u00e9poque c\u2019est vrai, la C\u00f4te d\u2019Ivoire \u00e9tait soutenue par les recettes du caf\u00e9-cacao. Vous vous rappelez qu\u2019en 1975, le pays avait fait un exc\u00e9dent budg\u00e9taire 1000 milliards FCFA. Ce qui a permis de financer tout ce programme. Malheureusement en 1980, il y a eu la conjoncture qui s\u2019est transform\u00e9e en programme d\u2019ajustement structurel. L\u2019\u00c9tat \u00e9tait donc oblig\u00e9 de respecter les injonctions des bailleurs de fonds. Vous vous rappelez d\u2019ailleurs que le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique actuel, SEM Alassane Ouattara, est venu en 1990 pour assainir les finances publiques. Au d\u00e9part il \u00e9tait pr\u00e9sident du comit\u00e9 interminist\u00e9riel et par la suite Premier ministre pour appliquer les r\u00e9formes. Il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00c9tat de se d\u00e9sengager de toutes les soci\u00e9t\u00e9s d\u2019\u00c9tat et de permettre au secteur priv\u00e9 de prendre le relais. C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019il y&#8217;a eu la SICOGI, la SOGEPHIA\u2026et il y a eu des locations-ventes. Je pense qu\u2019aujourd\u2019hui pour satisfaire le maximum de demandeurs, il faut faire des locations-ventes. Il y a aussi des m\u00e9canismes qu\u2019on peut mettre en place, ce sont des m\u00e9canismes de VEFA. C&#8217;est-\u00e0-dire Vente en l\u2019\u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement ou le BEFA, qui est le Bail en l\u2019\u00e9tat futur d\u2019ach\u00e8vement. L\u2019un ou l\u2019autre permettra au secteur financier d\u2019accompagner le programme. L\u2019\u00c9tat , par la suite, doit faire des efforts du point de vue fiscalit\u00e9 : des exon\u00e9rations qui accompagnent le programme.<\/p>\n<p><strong>Que r\u00e9pondez-vous aux Ivoiriens qui attendent toujours de recevoir leurs cl\u00e9s, leurs logements (sociaux) ?<\/strong><\/p>\n<p>Construire une maison, c\u2019est l\u2019aboutissement d\u2019un processus. Il y a des personnes qui ont souscrit et d\u2019autres qui ont m\u00eame fini de payer et qui attendent leurs cl\u00e9s. Quand le ministre Isaac D\u00e9 est arriv\u00e9, il a fait l\u2019\u00e9tat des lieux. Donc l\u2019\u00e9tat des lieux c\u2019est : quels sont les sites qui ont besoin de VRD primaires ? Tu ne peux pas remettre les cl\u00e9s \u00e0 un souscripteur dans un site o\u00f9 l\u2019assainissement n\u2019est pas bien fait. Il faut que les canalisations d\u2019eaux pluviales et d\u2019eaux us\u00e9es soient bien faites. Donc l\u2019objectif est de sortir des maisons et des habitats \u00e0 des endroits fiables et viables. Il y a des normes environnementales \u00e0 respecter. Le ministre fait des mains et pieds pour que cette partie soit r\u00e9gl\u00e9e et les cl\u00e9s seront remises. Au-del\u00e0 de tout \u00e7a, je pense qu\u2019il y a d\u00e9j\u00e0 eu une programmation. Le minist\u00e8re par la voix autoris\u00e9e du ministre donnera un programme tr\u00e8s rapidement. D\u2019ici au mois prochain, il y aura la remise des premi\u00e8res cl\u00e9s. Donc les Ivoiriens peuvent \u00eatre confiants. Des sacrifices ont \u00e9t\u00e9 faits, il y a eu des insuffisances dans le programme, que nous reconnaissons. Aujourd\u2019hui, le Premier ministre, SEM Amadou Gon Coulibaly, avec le ministre de la Construction, du logement et de l\u2019assainissement sont en train de mettre en place toute cette partie de VRD primaires pour pouvoir livrer des maisons.<br \/>\nIl y&#8217;a le site de Songon qui fait \u00e0 peu pr\u00e8s 500 hectares. C\u2019est \u00e9norme ! \u00c7a sera une nouvelle ville qui demande beaucoup d\u2019investissements. Il y&#8217;a Bingerville qui est pratiquement fini. Les assainissements ont \u00e9t\u00e9 faits l\u00e0-bas. Le ministre a demand\u00e9 que les maisons soient certifi\u00e9es par des laboratoires locaux. Ce qui est en train d\u2019\u00eatre fait. Et il y aussi Bassam o\u00f9 l\u2019assainissement est un peu plus compliqu\u00e9. Parce que, lorsque l\u2019autoroute est pass\u00e9e, et il y&#8217;a eu un d\u00e9calage avec niveau de l\u2019eau. L\u2019eau coule dans le sens inverse. Une solution technique est en train d\u2019\u00eatre trouv\u00e9e \u00e0 ce niveau. Les Ivoiriens peuvent continuer de croire au programme. Il n\u2019y a que des probl\u00e8mes techniques \u00e0 r\u00e9gler aujourd\u2019hui. Nous allons bient\u00f4t lancer une campagne pour expliquer aux uns et aux autres quelles sont les nouvelles mesures qu\u2019on va prendre pour rapidement satisfaire tout le monde.<\/p>\n<p><strong>Quelle est la situation en ce qui concerne les souscripteurs de Opes Holding ?<\/strong><\/p>\n<p>Les souscripteurs de Opes Holding n\u2019ont pas de probl\u00e8me. Il y a certains qui ont re\u00e7u des remises de cl\u00e9 provisoires et qui attendent que le gouvernement vienne officialiser. Nous avons pratiquement fini toutes nos maisons. Les VRD secondaires ont \u00e9t\u00e9 faites. Il y a l\u2019amen\u00e9e d\u2019eau et d\u2019\u00e9lectricit\u00e9. Donc en ce qui concerne nos souscripteurs, il n\u2019y a pas de probl\u00e8me. Nous avons m\u00eame entam\u00e9 la phase des standings. La cit\u00e9 Opes Holding \u00e0 Bingerville, c\u2019est 516 maisons. Nous avons 1000 \u00e0 1500 souscripteurs. Nous sommes en train de commencer une nouvelle cit\u00e9 sur la route de Bassam. Les autres souscripteurs pourront \u00e9videment b\u00e9n\u00e9ficier des autres chantiers. Dans notre programme, c\u2019est de pouvoir tr\u00e8s rapidement mettre en place 1000 \u00e0 1500 logements par an avec les nouveaux partenaires que nous avons. Ils sont arriv\u00e9s de la Turquie, de la Chine, d\u2019Italie et de la Tunisie. Opes Holding a tout un programme pour satisfaire ses souscripteurs.<\/p>\n<p><strong>O\u00f9 en \u00eates-vous avec les diff\u00e9rents projets de la Chambre nationale des promoteurs et constructeurs agr\u00e9es de C\u00f4te d&#8217;Ivoire que vous pr\u00e9sidez ?<\/strong><\/p>\n<p>Le r\u00f4le de la Chambre est de cr\u00e9er un rapprochement entre tous les promoteurs et les constructeurs, pour qu\u2019ensemble nous puissions repr\u00e9senter une force. Lorsqu\u2019on construit des maisons, on ne fait pas les m\u00eames \u00e9conomies de cha\u00eenes. Nous nous sommes alors regroup\u00e9s dans cette Chambre pour pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier aupr\u00e8s des bailleurs de fonds, des institutions et des partenaires, des contrats et des financements pour la Chambre. Ce qui nous permettra de repr\u00e9senter un volume plus important et de faire des discussions plus int\u00e9ressantes. Nous avons mis des cellules en place au niveau de la Chambre, pour des recherches de financement et de partenaires\u2026Elles fonctionnent tr\u00e8s bien. D\u2019ailleurs, il n\u2019y a pas que des promoteurs et des constructeurs dans la Chambre, il y a \u00e9galement des financiers, des banquiers. Il y a aussi des repr\u00e9sentants d\u2019investisseurs \u00e9trangers. Aujourd\u2019hui, elle a un r\u00f4le de recherche de financement et de mise en place d\u2019un plan d\u2019ex\u00e9cution rapide d\u2019un maximum de logements pour les Ivoiriens.<br \/>\nIl est tr\u00e8s important de rappeler qu\u2019on a besoin de main d\u2019\u0153uvre qualifi\u00e9e. C\u2019est vrai qu\u2019on a des ouvriers sur les chantiers mais, ils n\u2019ont pas la qualification requise m\u00eame s\u2019ils ont fait des \u00e9tudes th\u00e9oriques pour cela. Au niveau de la Chambre, nous avons mis en place une cellule de formation qui est en train de nouer un partenariat avec le BTP, qui est une f\u00e9d\u00e9ration de b\u00e2timent \u00e0 Saint Etienne en France, pour la mise en place des CEFA (Centre de formation des apprentis en r\u00e9seau). Cela va permettre de cr\u00e9er des emplois, de renforcer les capacit\u00e9s sur place ici en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Ce sont des \u00e9coles-chantiers. Les man\u0153uvres qui sont sur les chantiers seront directement form\u00e9s et embauch\u00e9s en m\u00eame temps. Cela va r\u00e9duire le ch\u00f4mage. L\u2019objectif de la Chambre est de rendre ses ouvriers plus performants.<\/p>\n<p><strong>Quel est votre regard sur le secteur de l\u2019immobilier en C\u00f4te d\u2019Ivoire ? Y-a-t-il des raisons d\u2019esp\u00e9rer ?<\/strong><\/p>\n<p>Oui, il y a des raisons d\u2019esp\u00e9rer. Quand le b\u00e2timent va bien, tout va bien ! Nous devons esp\u00e9rer mais nous devons tout faire pour que le secteur de l\u2019immobilier r\u00e9ussisse. C\u2019est pour \u00e7a que nous nous battons et nous allons nous battre pour que l\u2019\u00c9tat et nous, r\u00e9ussissions.<\/p>\n<p><strong>Que pensez-vous du scandale de l\u2019Agro-business qui d\u00e9fraie la chronique ?<\/strong><\/p>\n<p>J\u2019ai suivi de loin l\u2019affaire de l\u2019Agro-business. C\u2019est un mod\u00e8le d\u2019affaires que je ne ferai pas. Il y a un minimum de r\u00e8gles dans les affaires que nous faisons. Quand le RSI (Retour sur investissement) d\u00e9passe un certain montant, cela devient critique. Mais je ne critique ni les promoteurs, ni les souscripteurs encore moins l\u2019\u00c9tat dans ce scandale. Je pense qu\u2019il faut trouver un compromis entre les diff\u00e9rents acteurs pour que tout se passe dans les meilleures conditions.<\/p>\n<p><strong>\u00cates-vous un homme riche ?<\/strong><\/p>\n<p>Je suis riche dans ma pauvret\u00e9. Pour moi la richesse, ce n\u2019est pas le bien mat\u00e9riel, ce n\u2019est pas d\u2019avoir un compte en banque bien garni, mais c\u2019est d\u2019aider son prochain. L\u2019homme qui est riche, est celui qui partage. Je me sens riche lorsque je sens que ceux qu\u2019on aide \u00e0 avoir des maisons, ceux qu\u2019on forme, qu\u2019on aide dans la vie, sont contents.<br \/>\nEtre riche, c\u2019est partager avec son prochain.<\/p>\n<p><em>R\u00e9alis\u00e9e par TAB avec JT.<\/em><\/p>\n<div class=\"fb-comments\" data-width=\"728\" data-numposts=\"50\"><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sangar\u00e9 Siriki fait partie des b\u00e2tisseurs de l\u2019\u00e9conomie ivoirienne. Il est un champion dans le secteur de l\u2019immobilier en C\u00f4te d\u2019Ivoire. L\u2019IA est all\u00e9 \u00e0 sa rencontre pour faire le point sur le programme des logements sociaux lanc\u00e9 par le Pr\u00e9sident Alassane Ouattara. 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