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Le Professeur Dion Simplice Yodé, a rendu hommage au Professeur Abou Karamoko, en le présentant comme “un homme profondément humain qui n’a pas sa langue dans sa poche”.
Le colloque international en hommage au Professeur Abou Karamoko, ancien président de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody s’est tenu les 12 et 13 novembre 2024 à Abidjan.
Placé sous le thème : “Philosophie, esthétique négroafricaine et développement”, l’ouverture du colloque-hommage au Professeur Abou Karamoko a été marquée par des témoignages, le mardi 12 novembre 2024, dont celui du Professeur Dion Yodé Simplice, vice-président, représentant le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody.
Avec des mots choisis, le professeur Dion Yodé Simplice a remercié le président honoraire de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Abou Karamoko.
“Je veux m’empresser de saluer cette habitude devenue tradition académique de célébrer nos maîtres de leur vivant, en leur accordant une sorte de “panthéonisation anthume”, car il est toujours important, au soir de son œuvre, d’apprécier son étendue, sa profondeur, son impact, sa portée, son sens et sa quintessence. Je suis témoin, pour ce qui concerne la communauté des philosophes ivoiriens, des hommages déjà rendus à notre grand maître, l’innommable et l’unisable Niamkey Koffi ainsi qu’à ses disciples. Aujourd’hui vient le tour d’Abou Karamoko, un homme profondément humain qui n’a pas sa langue dans sa poche, qui dit les choses comme il les ressent et qui déteste au plus haut point, ceux qui disent ce qu’ils ne pensent pas et qui pensent ce qu’ils ne disent pas, ceux qui pensent où ils ne sont pas et qui sont là où ils ne pensent pas. Aujourd’hui, les collègues, disciples, étudiants, amis et connaissances d’Abou Karamoko ont décidé de le célébrer, de “l’apothéoser”, de l’élever à une dignité exceptionnelle (…) Abou Karamoko les mérite, ces palmes et ces lauriers (…) Ce temps d’hommage à Abou Karamoko est aussi le temps du pardon. Pardon pour le mal que nous vous avons ou que nous vous aurions fait, pardon pour le mal que vous nous avez ou que vous nous auriez fait. De vous, professeur, nous retiendrons le bon et le bon en vous c’est le don. Vous n’hésitez pas à aider, à donner, parce que vous êtes une main ouverte qui donne généreusement et plus qu’une main ouverte, vous êtes d’abord et surtout un esprit ouvert qui instruit, qui apporte la lumière (…) Comme Victor Hugo, Abou Karamoko nous dit ceci : “Songez à l’éclairage des rues certes, songez surtout à l’éclairage des esprits”. Heureux sommes-nous, qui nous sommes mis sur votre chemin pour bénéficier de votre sens de l’humain et de l’éclairage de votre savoir. Vos disciples, vos collègues, l’Université Félix Houphouët-Boigny vous disent merci. Ne pas dire merci à son maître est un crime “, a dit Professeur Dion Simplice.
Olivier Dion





