La Lettre du Mondial 2026 by Ange Kouadio Comment j’ai échappé au paiement d’une amende de 50 dollars

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Pour cette 11ᵉ Lettre du Mondial 2026, je souhaite m’éloigner un instant du football pour évoquer un sujet qui concerne le quotidien des habitants de Philadelphie : la salubrité.

Depuis plusieurs semaines que je séjourne dans le quartier de Southwest Philadelphia, un détail a particulièrement retenu mon attention : la discipline collective autour de la propreté.

Ici, la salubrité ne semble pas être une simple affaire de civisme. C’est aussi une question de règles et de sanctions.

Chaque mardi, certaines rues, notamment aux abords de la 65th Street et de Woodland Avenue, font l’objet d’opérations de nettoyage organisées par les services municipaux. Les trottoirs et les chaussées sont entretenus afin de maintenir un cadre de vie propre pour tous.

Lettres de Toronto et du Mondial 2026

Mais le plus intéressant se situe au niveau de la gestion des déchets ménagers.

Chaque vendredi est consacré au ramassage des ordures. Ce jour-là, les habitants sont autorisés à sortir leurs sacs-poubelles devant leurs résidences afin qu’ils soient collectés par les services compétents.

En revanche, il est interdit de déposer ses déchets sur la voie publique avant la date prévue.

La sanction peut tomber rapidement ; une amende d’au moins 50 dollars.

Autant dire que les riverains prennent cette règle très au sérieux.

Dans les rues du quartier, chacun veille à maintenir les abords de sa maison propres. Personne ne souhaite recevoir une amende  pour un sac-poubelle sorti trop tôt ou laissé au mauvais endroit.

Nous avons d’ailleurs failli en faire l’expérience.

Ignorant certaines subtilités du règlement local, nous avions envisagé de sortir nos déchets un jour non autorisé. Heureusement, le propriétaire de notre résidence, un compatriote ivoirien venu nous rendre visite, nous a rapidement rappelé les consignes en vigueur.

Son intervention nous a probablement évité une facture de 50 dollars.

Cette anecdote m’a amené à réfléchir.

En observant ce système, je pense naturellement à Abidjan. Certes, les réalités sont différentes, mais certaines pratiques pourraient inspirer nos collectivités locales. Une meilleure organisation du ramassage, associée à des règles clairement définies et appliquées, contribuerait sans doute à améliorer durablement la propreté de nos quartiers.

Bien entendu, les sanctions ne suffisent pas à elles seules. Elles doivent s’accompagner d’une sensibilisation permanente et d’une adhésion des citoyens.

Mais une chose est certaine : lorsque les règles sont connues de tous et appliquées sans exception, les comportements évoluent.

À Philadelphie, une amende de 50 dollars suffit souvent à rappeler qu’une ville propre est l’affaire de chacun.

Une leçon de civisme que je retiendrai aussi de cette Coupe du monde.

https://paymallci.com/go/KG1J

https://afrikipresse.com/lintelligentpdf/QXRwKGJqvheRSUcuDmC3

 

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