ENDA Santé : les violations des droits des personnes vulnérables au cœur des échanges avec les journalistes

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Dans le cadre du programme « Droits humains » du septième cycle de financement du Fonds mondial (GC7), ENDA Santé Côte d’Ivoire a réuni, jeudi 10 septembre 2026, des journalistes autour des difficultés d’accès aux soins des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), des personnes atteintes de tuberculose et des populations clés.

Financé par le Fonds mondial, avec l’appui technique d’Alliance Côte d’Ivoire, le programme est mis en œuvre par ENDA Santé sur l’ensemble du territoire. Il vise à réduire la stigmatisation, les discriminations et les autres obstacles à l’accès aux services de santé.

Les données présentées font état de 598 cas notifiés au premier trimestre 2026, dont 580 validés, contre 623 cas notifiés au deuxième trimestre, parmi lesquels 600 ont été validés. Les violences psychologiques et émotionnelles arrivent en tête, avec 353 cas au premier trimestre et 361 au deuxième. Injures, moqueries et frustrations figurent parmi les actes recensés.

« Les violences psychologiques et émotionnelles sont les plus récurrentes », explique Suzanne Djadja, assistante programme à ENDA Santé. Ces actes peuvent entraîner l’isolement, la perte d’estime de soi et parfois l’abandon des soins. L’entourage immédiat constitue une importante source de violences, avec 48 % des cas recensés. À Yamoussoukro, 64 % des populations clés interrogées déclarent avoir subi une violation de leurs droits.

Les difficultés se prolongent jusque dans les structures sanitaires. 48 % des patients atteints de tuberculose interrogés parcourent plus de 5 kilomètres pour se faire soigner, contre 43 % des PVVIH. Le suivi médical reste également insuffisant : 75 % des patients atteints de tuberculose déclarent ne pas avoir bénéficié d’un suivi des effets secondaires de leur traitement.

La méconnaissance des droits demeure préoccupante. 80 % des PVVIH interrogées ignorent le mécanisme de gestion des plaintes et 88 % ne savent pas que les tarifs doivent être affichés. Chez les patients atteints de tuberculose, 92 % ne connaissent pas ce mécanisme.

Face à ces constats, des mesures ont été engagées. Une circulaire du Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) a notamment rappelé aux prestataires la gratuité de certains actes et produits. Des affichages ont également été installés dans les structures concernées. ENDA Santé accompagne, de son côté, les victimes sur les plans juridique, médical, social et psychologique. Au deuxième trimestre 2026, 102 cas ont bénéficié d’un accompagnement social.

Pour Yao Joachin, directeur des programmes d’ENDA Santé, il faut « lever les barrières liées à l’accès à la santé pour les personnes vulnérables ». Il appelle également les médias à contribuer à la lutte contre les préjugés et la discrimination.

« Nous comptons sur vous pour faire de l’information un véritable outil de promotion de la santé publique et des droits humains », a-t-il déclaré.

Olivier Dion avec Kérène Kahimian

AFRIKIPRESSE

https://afrikipresse.com/lintelligentpdf/jNvhOsnZ2iiGg0WHEHHt

 

PAYMALLCI

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PRESSECOTEDIVOIRE

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ABIDJANNET

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