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Abidjan, le 8 novembre 2024 – La capitale économique ivoirienne est sous tension après la violente attaque qui a visé le domicile de la militante du parti GPS (Génération et Peuple Solidaires), Mme Assa Diabou. Les faits, qui se sont déroulés dans la nuit du 7 novembre 2024, font suite à la conférence de presse tenue par cette dernière deux jours plus tôt.
Le 5 novembre 2024, Mme Diabou avait convoqué les médias pour dénoncer la candidature du Président Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de 2025. Selon des sources, elle y décrivait cette candidature comme “illégitime” et “inacceptable”, remettant en cause la modification constitutionnelle de 2020 ayant permis au chef de l’État de briguer un quatrième mandat. Cette prise de parole publique a placé l’opposante sous la menace des forces loyalistes.
Selon des témoignages concordants recueillis auprès de proches de la famille, la situation a basculé dans l’horreur le 7 novembre 2024. Alors que Mme Diabou était absente de son domicile, des hommes en armes, présentés comme des agents des forces de l’ordre, ont fait irruption au domicile familial. Ils ont ouvert le feu, tuant sur le coup Eric, le fils de l’opposante, alors que ce dernier tentait de s’échapper. Le mari de Mme Diabou, présent sur les lieux, a été violemment appréhendé et emmené par les assaillants. Son lieu de détention reste, à l’heure actuelle, inconnu.
Mme Diabou, portée disparue depuis ces événements, avait déjà été la cible de persécutions par le passé. En mars 2020, après avoir organisé une manifestation pacifique contre la corruption et les abus des droits de l’homme, son domicile avait été perquisitionné. Son mari et son fils Eric avaient été frappés, et elle-même avait été détenue et torturée pendant trois jours avant d’être libérée sous condition de cesser toute activité politique.
La disparition tragique de son fils et l’enlèvement de son époux confirment les craintes les plus sombres de l’opposition. La disparition d’Assa Diabou, survenue dans des circonstances troubles, ajoute une dimension dramatique à cette affaire. Les proches de la militante, ainsi que les responsables du parti GPS, appellent les autorités à faire la lumière sur ces événements et à garantir la sécurité des familles des opposants politiques.
Alors que le pays s’achemine vers un scrutin présidentiel déjà contesté, cette nouvelle attaque meurtrière contre une figure de l’opposition suscite une vive émotion au sein de la population et de la communauté internationale.
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