Arafat : retour au cimetière et sur le lieu de l’accident 48 heures après

4028

Dernère publication

Ce lundi 02 septembre 2019, lorsque j’arrive vers 13heures à Adjamé pour le cimetière de Williamsville, j’aperçois un dispositif sécuritaire inhabituel à ce lieu de ‘’repos éternel’’.

J’avance pour mieux cerner les choses au niveau du cimetière. Qu’est ce que je constate ? 2 véhicules de type pick-up et un véhicule de type cargo de la police nationale.

Je vois une dizaine d’éléments des forces de l’ordre (gendarmes, policiers…) postés à l’entrée du cimetière.

Regards perçants et alertes, ils semblent soupçonner presque tous les jeunes passants d’être des chinois, ou même d’éventuels profanateurs de la tombe de Dj Arafat.

Malgré cela, j’avance toujours vers l’entrée-piéton du cimetière. J’y suis aussitôt bloqué net en ces termes par un gendarme : « Oui monsieur , c’est pourquoi ? ».

Je réponds être venu m’enquérir de l’après-profanation de la tombe de Dj Arafat en ma qualité de journaliste.

« Le cimetière est inaccessible », répond-t-il d’un ton ferme comme les gendarmes savent le faire quand ils sont en mission.

Il précise : « Nous sommes là depuis hier ». Il ajoute qu’il ne sait pas quand le dispositif serait levé, et que cela dépendait de la hiérarchie.

Impossible d’arriver d’accéder au cimetière, pour arriver à la tombe de Daïshinkan, l’enfant béni.

Depuis le seuil du portail, j’aperçois aperçu qu’à l’intérieur, il y a 2 autres pick-up de la police nationale et un cargo estampillé CCDO en position départ.

Pendant ce temps, les policiers et les gendarmes assis sous les arbres regardent pour voir l’allure que pourraient prendre mes échanges avec leur frère d’armes.

Sans coup férir, je décide de quitter les lieux sous leur regard bienveillant.

[ Un tour sur les lieux de l’accident ]

De retour du cimetière, j’ai fait un tour sur les lieux de l’accident de DJ Arafat survenu le 11 août 2019.

48 heures après les obsèques de la star du Coupé-Décalé, ce lundi 2 septembre 2019, aucun chinois, ni aucune chinoise n’est présent n’est présent, même si les résidus de fleurs et de coulées de bougies jonchent encore le sol. Le poster de Dj Arafat y demeure encore débout et inamovible.

Sur la chaussée, il est encore marqué “la Chine populaire” comme pour immortaliser l’esprit de Dj Arafat.

Les Chinois ont levé le camp. En attendant peut-être la date anniversaire de l’accident, ou la date anniversaire de la naissance de leur champion le 26 janvier prochain…

MO avec KN

Commentaires - L'Intelligent d'Abidjan

PARTAGER