Bouaké : la lutte se durcit contre les parades dangereuses à moto

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La municipalité de Bouaké a renforcé, jeudi 3 septembre 2026, son dispositif contre les parades de motos organisées à l’occasion des mariages et les infractions au Code de la route. Des opérations qui traduisent la volonté du député-maire Amadou Koné de restaurer l’ordre sur les axes de la ville, sans toutefois dispenser les autorités du respect des procédures applicables.

Selon un bilan communiqué par la mairie, sa Brigade spéciale a mené plusieurs patrouilles sur instruction d’Amadou Koné. Plus de 37 motos ont été immobilisées dans la journée pour non-respect des feux tricolores. Dans la soirée, d’autres engins à deux et trois roues ont été saisis au cours de cortèges qualifiés de « sauvages », traditionnellement organisés après certaines cérémonies de mariage du jeudi.

La municipalité affirme que le dispositif, déployé notamment entre 21 heures et minuit, a contribué à ramener un calme relatif dans la ville. Elle annonce la poursuite des contrôles jusqu’au rétablissement durable de la discipline urbaine et appelle l’ensemble des forces vives à soutenir la lutte contre l’incivisme routier.

Cette fermeté répond à une préoccupation ancienne à Bouaké. Dès septembre 2014, le conseil municipal avait autorisé le maire de l’époque à prendre un arrêté interdisant les parades de véhicules lors des mariages, en raison des accidents et des pertes en vies humaines qui leur étaient attribués. En août 2015, une parade de mariage impliquant des véhicules et des motos s’était notamment achevée par un drame faisant trois morts.

L’objectif de sécurité routière paraît donc largement justifié. Il s’accompagnera de sensibilisation, particulièrement auprès des futurs mariés, des jeunes motocyclistes et des familles. La transparence sur les infractions constatées, les conditions de restitution des engins et les recours disponibles sera également essentielle. Le ministère des Transports rappelle qu’une mise en fourrière doit être prescrite par un officier de police judiciaire et levée par l’autorité compétente.

Au-delà des saisies, la réussite de l’opération dépend d’une action régulière, coordonnée avec la police nationale, associant prévention, sanctions proportionnées, respect des droits des usagers et évaluation publique périodique.

Charles Kouassi

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