Burkina Faso : la junte rétablit la peine de mort

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Le Burkina Faso a réintroduit la peine de mort mardi 20 octobre 2026, huit ans après son abolition. Les 71 votants de l’Assemblée législative du peuple (ALP), non issue d’élections générales, ont adopté le nouveau Code pénal à l’unanimité. Le pouvoir militaire invoque la lutte contre le terrorisme, tandis que les organisations de défense des droits humains redoutent un nouvel instrument de répression.

Terrorisme et espionnage passibles de mort

Le texte prévoit la peine capitale pour le terrorisme, l’espionnage, la trahison, le parricide et l’importation de produits périmés ou interdits ayant entraîné un décès.

Concrètement, une condamnation pour ces crimes pourra désormais conduire à une exécution, sous réserve de l’entrée en vigueur de la loi et des procédures judiciaires applicables. La dernière exécution connue au Burkina Faso remonte à 1988.

La junte invoque la sécurité

Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, affirme que l’absence de peine capitale facilitait le recrutement des groupes jihadistes. Ces derniers promettaient aux combattants d’échapper à toute sanction supérieure à la prison à vie.

Amnesty International conteste cet argument. Selon l’ONG, aucune preuve ne démontre que la peine de mort dissuade davantage les criminels de passer à l’acte qu’une peine de prison.

Une menace pour les voix critiques ?

Le rétablissement inquiète dans un pays où les autorités militaires ont déjà arrêté  des journalistes critiques, notamment Serge Oulon et Adama Bayala.

Human Rights Watch dénonce un risque supplémentaire de répression. Une condamnation pour trahison ou espionnage pourrait désormais coûter la vie à l’accusé, dans un pays où les autorités militaires sont régulièrement dénoncées pour leurs atteintes à la liberté de la presse.

Une rupture avec l’abolition de 2018

Le Burkina Faso revient ainsi sur une réforme majeure de son droit pénal. Pour les défenseurs des droits humains, cette décision pose la question des garanties judiciaires et des risques d’erreurs irréparables.

Le pouvoir militaire présente cette réforme comme une réponse au terrorisme. Son application sera également scrutée pour les risques qu’elle fait peser sur les opposants et les journalistes critiques.

 

F.Kouadio

Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info

AFRIKIPRESSE

https://afrikipresse.com/lintelligentpdf/bnCRw69VIMDQKHV45Qzc

 

PAYMALLCI

https://www.paymallci.com/go/97J7/

 

PRESSECOTEDIVOIRE

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ABIDJANNET

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YOUSCRIBE

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