Déguerpissement à Vridi 3 : les populations affectées demandent un dialogue avec les autorités

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Les populations affectées demandent un dialogue avec les autorités. (Photo : DR)

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Le Collectif des déguerpis de Vridi 3, communément appelé Zimbabwé, a tenu, le dimanche 4 octobre 2026, une conférence de presse sur le site déguerpi, à Port-Bouët. Les responsables du collectif ont exposé les conséquences du déguerpissement intervenu à partir du 2 juin et formulé plusieurs demandes aux autorités.

Face aux journalistes, le président du collectif, Traoré Saïdou, a dit . « Notre démarche est pacifique, républicaine et responsable. Nous voulons faire connaître la situation des familles affectées et obtenir l’ouverture d’un dialogue avec les autorités compétentes. »

Revenant sur l’histoire de Vridi 3, il a expliqué. « Nos parents ont été installés ici en 1963, notamment pour des activités liées au fumage du poisson. Au fil des années, la communauté s’est développée avec la construction des habitations et l’implantation de plusieurs infrastructures et services. »

Concernant les opérations de démolition, Traoré Saïdou a indiqué comprendre les impératifs. « Nous comprenons les impératifs d’aménagement urbain et de protection des populations. Mais il faut également prendre en compte les conséquences sociales et économiques de ces opérations sur les familles. Aujourd’hui, beaucoup rencontrent des difficultés de logement, de scolarisation des enfants et de perte de moyens de subsistance. »

Pour mesurer l’ampleur de la situation, le collectif affirme avoir réalisé son propre recensement. « À ce jour, nous avons recensé 289 propriétaires et 500 locataires, soit 789 personnes. Ce chiffre n’est pas nécessairement définitif, puisque le recensement se poursuit », a précisé le président du collectif.

Le collectif fait également état de dix décès depuis le début de la crise et appelle à une attention particulière sur les conséquences humaines du déguerpissement.

Les représentants des déguerpis réclament l’ouverture d’un cadre formel de dialogue avec les autorités, la confrontation de leur recensement avec les données administratives et l’examen des pertes et préjudices subis par les familles.

Ils souhaitent également la recherche de solutions de relogement ou d’accompagnement, avec une attention particulière aux enfants et aux personnes vulnérables.

Mamadou Ouattara avec Ly Abdul

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