Des migrants ivoiriens irréguliers avaient un revenu de 100 mille à leur départ – Ahoussou

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Le Président du Sénat de Côte d’Ivoire, Jeannot Ahoussou -Kouadio a pris part, à la rencontre biennale ( les 14 et 15 juin 2019), de l’Association des Sénats d’Europe au Palais du Luxembourg – siège du Sénat français à Paris.

Une rencontre élargie, pour la première fois, aux Sénats africains. Le Président du Sénat français, Gérard Larcher veut ainsi marquer sa présidence de l’association des Sénats d’Europe, par des initiatives de coopération et de partage d’expériences avec les autres continents.

Cette 20ème session qui avait pour thèmes « le dialogue euro-africain des deuxièmes chambres » et « le bicaméralisme : un atout pour la démocratie », a permis aux européens et africains de prendre l’engagement de mutualiser leurs efforts pour faire face aux défis communs que sont la lutte contre le terrorisme, le développement, l’éducation, la résolution de crises, le réchauffement climatique, les phénomènes migratoires (…).

À la tribune , le Président du Sénat ivoirien Jeannot Ahoussou Kouadio a expliqué les efforts consentis par la Côte d’Ivoire pour lutter contre le phénomène des migrations irrégulières et rendre effectif le bicamérisme depuis l’avènement au pouvoir de Président Alassane Ouattara.

Sur la question du départ en masse des populations jeunes à l’étranger, une problématique dont un rapport de 2017 de l’OIM (Organisation internationale des Migrations) estime le nombre de migrants se réclamant de la nationalité ivoirienne enregistrés sur les seules côtes italiennes à 12 000 personnes, le président du Sénat ivoirien a indiqué que « la Côte d’Ivoire a pris d’importantes dispositions en matière d’accueil, d’intégration sociale, d’insertion et de mise en œuvre de quelques instruments pour lutter contre la migration irrégulière. »

Une étude réalisée par l’OIM, citée par le président du Sénat ivoirien, confirme, effectivement que « de mai 2017 à mai 2018, au moins 85% des migrants ivoiriens en situation irrégulière avaient un emploi rémunéré en Côte d’Ivoire avec pour la plupart, un revenu mensuel d’au moins 100.000 francs CFA, soit 150 euros ».

Pour endiguer le phénomène, le président du Sénat ivoirien a fait savoir qu’une batterie de mesures ont été prises.

C’est le cas du « Le Projet Initiative Conjointe Fonds fiduciaire d’Urgence de l’Union européenne (FFUE-OIM) doté d’un montant de 1,7 milliards de francs CFA (2,7 millions d’euros) couvrant la période de 2017-2020 qui a enregistré de mai 2017 à juillet 2018, la prise en charge de 2.668 migrants », et d’une loi répressive sur le trafic illicite de migrants votée en 2017.

Dans le contexte du nouveau partenariat avec les secondes chambres européennes, le Président du Sénat ivoirien propose d’organiser un colloque international en Côte d’Ivoire pour mener la réflexion sur « le type de partenariats qui pourraient être scellés entre les diasporas et le Gouvernement ivoirien d’une part, et entre le Gouvernement et les pays d’accueil des diasporas ivoiriennes, d’autre part ».

Ce partenariat devrait permettre, à terme, d’impliquer davantage « les diasporas à la transformation socio-économique des pays d’origine et d’accueil. » Au terme de travaux de XXème session, les Présidents des délégations de l’Association des Sénats d’Europe se sont félicités de la participation des sénats africains.

Ils ont estimé que la première rencontre entre sénats africains et européens ne devait pas rester sans lendemain et que le dialogue devra se poursuivre et s’amplifier. Plusieurs sénats africains envisagent, de leur côté, la constitution d’une association des sénats d’Afrique.

AK avec Sercom SENAT

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