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Des jeunes de Grand-Lahou parlent de leurs réussites grâce au dispositif gouvernemental d’insertion professionnelle.
Du 6 au 8 février 2025, la région des Grands Ponts accueille une mission de proximité lancée par le ministère de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique. L’objectif est de promouvoir les dispositifs d’accompagnement à l’insertion professionnelle des jeunes, dans le cadre d’une tournée de sensibilisation et d’échanges. Grand-Lahou, première étape de ce périple, a vu se concrétiser les efforts du gouvernement ivoirien pour encourager l’auto-emploi et soutenir l’autonomisation des jeunes à travers diverses initiatives.
Le 6 février 2025, plusieurs témoignages poignants ont été partagés par des bénéficiaires des programmes d’insertion, qui, grâce à ces dispositifs, ont pu transformer leurs vies et leurs activités. Le rapport de ces témoignages est un appel à saisir les opportunités qu’offrent les programmes de financement destinés aux jeunes.
Maïsé Pierre, de l’étudiant à l’animateur de radio
Maïsé Pierre, un jeune homme originaire de Grand-Lahou, incarne l’espoir et l’opportunité de la jeunesse. Diplômé d’un BTS en Ressources Humaines et Communication, il a entrepris de chercher des opportunités via le site de l’Agence Emploi Jeunes (AEJ). Son objectif, décrocher un stage dans un domaine qui lui tenait à cœur, l’animation radio. Grâce à une simple inscription et à la rigueur de sa candidature, Maïsé Pierre a été sélectionné pour un stage à la Radio Générale des Grands Ponts. Il témoigne de l’impact positif de cette expérience. “Cela fait maintenant six mois que je travaille comme animateur de radio. Mon objectif est de devenir animateur radio à plein temps et d’apporter des émissions variées et enrichissantes pour ma communauté. Ce programme a changé ma vie”, explique-t-il.
Bamba Abdoul Kader, l’éleveur de lapins, exemple de réussite
L’un des témoignages les plus frappants est celui de Bamba Abdoul Kader, un éleveur de lapins et agriculteur. Grâce à un prêt d’un million de francs CFA, il a pu développer son activité d’élevage, passant d’une production de 100 lapins par an à une capacité annuelle de 500 à 600. Bamba Abdoul a utilisé les fonds pour agrandir son infrastructure, embaucher un employé et augmenter ses revenus. Aujourd’hui, son chiffre d’affaires annuel avoisine les 2 à 2,5 millions de francs CFA. “Avant d’obtenir ce prêt, j’étais limité par mon infrastructure. Maintenant, je peux produire à une échelle plus grande et générer un revenu plus stable. Je remercie vivement le ministère de la Jeunesse pour m’avoir donné cette chance”, confie-t-il.
Konan Aude Andréa, une réussite dans l’élevage de poulets
Konan Aude Andréa, une autre bénéficiaire de l’AEJ, a aussi vu sa situation évoluer grâce à un financement de 960 000 FCFA pour son élevage de poulets de chair. Depuis 2020, elle se consacre à cette activité, mais c’est en 2022 qu’elle a franchi un grand pas en obtenant un prêt qui lui a permis de relancer et d’étendre son élevage. “Grâce à ce financement, j’ai pu augmenter ma capacité de production et embaucher une personne. Aujourd’hui, mon activité est en plein essor. Je produis désormais 750 poussins par bande et prévois d’en produire encore plus”, témoigne Konan, fière de son parcours. Elle invite ses pairs à ne pas hésiter à s’inscrire sur la plateforme de l’AEJ, soulignant que le soutien financier ne se limite pas aux relations personnelles, mais repose sur le sérieux et la qualité des projets.
Signo Clarisse, l’entrepreneuriat féminin à Grand-Lahou
Signo Clarisse, restauratrice à Grand-Lahou, illustre un autre aspect de l’impact de ces programmes, celui du soutien aux femmes entrepreneures. Grâce à une aide de 350 000 FCFA, elle a pu agrandir son activité de restauration. Elle est passée d’un restaurant à deux, employant désormais six personnes et doublant ses revenus. “Le programme a été une bouffée d’oxygène pour mon entreprise. Aujourd’hui, je gagne environ 600 000 F CFA par mois, contre 300 000 auparavant. Je souhaite encourager les jeunes à saisir ces opportunités et, pourquoi pas, agrandir mon activité encore plus”, déclare-t-elle. Son témoignage met en lumière l’impact direct des financements sur la création d’emplois et le soutien à l’économie locale.
Le Bilan des Programmes d’Insertion Professionnelle et de Service Civique (2020-2024) dans la région des Grands Ponts
Au total, 5 368 jeunes ont bénéficié des programmes d’insertion professionnelle et de service civique entre 2020 et 2024, dont 57 % de femmes. Pour un coût total de 1 793 436 552 FCFA, les programmes ont permis d’accompagner 5 192 jeunes dans des projets d’insertion professionnelle et 176 dans le cadre de services civiques. Les résultats du département de Grand-Lahou sont également impressionnants, avec 1 689 bénéficiaires, dont un pourcentage important de femmes, pour un coût global de 606 119 040 FCFA.
Ces chiffres témoignent du succès de l’initiative gouvernementale et de l’impact tangible des financements et des formations qui soutiennent l’autonomisation des jeunes à travers la Côte d’Ivoire.
Mamadou Ouattara avec Ly Abdul




