Erickson le Zulu : ses enfants et son épouse (Amoin Yolande) restée à Abidjan réclament sa dépouille

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Après le décès en France, à 42 ans, d’Erickson Le Zulu, Eric Bosiki à l’état civil, d’âme Élisabeth Gogoué résidant à Paris, s’est présentée comme son épouse. À Abidjan, dame Amoin Yolande à affirme être l’épouse légitime du défunt, et tente de mettre les points sur les ”i”. Entretien.

Dame Élisabeth Gogoué s’est présentée depuis Paris comme l’épouse d’Erickson Le Zulu, alors que nous apprenons que vous êtes également sa femme légitime. Qu’en est-il exactement ?

Oui, effectivement, c’est vrai. Je suis la femme à Erickson le Zulu. Cela fait 15 ans que nous sommes mariés, nous avons trois enfants : deux filles et un garçon. Nous sommes mariés depuis le 1er février 2007.

Pourtant, juste après son décès, Élisabeth Gogoué a pris la parole comme étant l’épouse légitime ?

Vous savez monsieur, moi, je respecte la mémoire de mon mari. Je ne veux pas rentrer dans ce genre de polémique. Tous ceux qui me connaissent savent que je suis l’épouse à Erickson le Zulu. Mon nom c’est Amoin Yolande. Je ne veux pas rentrer dans les détails. Je ne veux pas salir la mémoire de mon mari.

Mais quelle a été votre réaction à la suite de la sortie d’Élisabeth Gogoué ?

Je suis vraiment choquée, dépassée, parce que ce n’est pas ce que lui et moi, nous nous sommes dit. Ce n’est pas ce que nous nous sommes dit. Lorsqu’il allait en Europe pour se ‘’chercher’’, il a dit qu’il y allait afin de procéder plus tard, à un regroupement familial là-bas, avec nos enfants. C’est ainsi qu’il est parti. Je suis choquée et dépassée. Les mots me manquent. Je ne me suis pas encore retrouvée. Pour moi, ce n’est pas vrai.

Qu’est ce qui n’est pas vrai pour vous ?

La mort de mon mari. Je ne sais pas comment m’exprimer. Je suis choquée en fait.

Élisabeth Gogoué a donné beaucoup plus de détails concernant le mal qui le rongeait ?

Elle n’a jamais été sa femme. S’il était réellement son mari, elle n’allait pas se précipiter pour aller sur les réseaux sociaux et écrire du n’importe quoi. Avoir un enfant avec un homme marié ne veux pas dire que c’est votre mari. C’est ce que je peux vous dire à ce sujet.

Vous ne le saviez pas malade ?

Si ! Tout le temps qu’il était malade, je le savais parce qu’on s’appelait, on s’écrivait. On faisait même des appels vidéo. Le jour même de sa mort, il nous a fait appeler par l’entremise de son frère. C’était le samedi 15 février 2020. Et c’est à trois heures que son frère m’a appelée pour me dire qu’il est décédé parce que nous étions en contact depuis le matin. Il était à l’hôpital, mais il n’arrivait pas à parler. Il bougeait la tête et il nous regardait. Quand on parle, il écoutait. Quand on lui dit Grâce est là, il ouvre ses yeux et regarde, à travers la vidéo. Idem quand on dit Junior est là ou Miracle est là, il ouvre ses yeux et regarde. Ce que je pouvais lui dire, je le lui ai dit mais malheureusement, Dieu n’a pas voulu qu’il reste avec nous.

Pouvez-vous nous présenter les enfants ?

Il y a Grâce Bosiki qui est son aînée qui a 16 ans. Il y’Ange-Fidel Bosiki qui a 14 ans et enfin, Miracle Bosiki, 13 ans, qui est la troisième.

Qu’en est-il des obsèques ?

Je suis en contact avec ses parents. Ils ont eu une réunion hier (18 février 2020 : Ndlr) mais tout le monde n’était pas là. Celle-ci a donc été reportée à une date ultérieure. Ils ont dit que lorsque la nouvelle date sera retenue, ils me tiendront informée. Mais de leur côté à Abidjan ici, le manager Youl Sayal, Djaguen Aboué avec tout son staff et des artistes sont présentement en réunion (dans la soirée du 19 février 2020 : Ndlr); à la suite de cette réunion, des choses vont être décidées. Donc on attend.

[ Le vœu des enfants : «qu’on nous ramène le corps de notre père ici » ]

Grâce Bosiki (16 ans) : «Ce que j’ai à dire, c’est que nous les enfants voulions qu’on nous ramène le corps de notre père ici. C’est ce que nous voulons. C’est notre vœu, le plus cher. C’est tout ce que nous demandons ». Junior Bosiki (14 ans) : «Je souhaite que les managers, tout le staff, fassent de leur mieux pour ramener le corps de notre père ». Miracle Bossiki (13 ans) : «Tout ce que je veux moi, c’est qu’on ramène le corps de notre père en Côte d’Ivoire et qu’il repose en paix ».

Claude Dassé

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