Familles délaissées et femmes-Léontine Lecler parle de l’ONG «Asafdfa»

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Léontine Lecler évoque les actions de l’ONG ‘’Asafdfa” en Côte d’Ivoire.

Léontine Lecler est la présidente de l’ONG, ‘’Accueil et soutien aux familles délaissées et aux femmes ( Asafdfa), créée le 17 janvier 2017 à Paris. De passage à Abidjan, elle a fait un tour à notre rédaction pour nous parler de son ONG et surtout des actes posés dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire et les difficultés qui l’assaillent sur le terrain.

Selon elle, l’objectif de l’Asafdfa est d’aider les familles défavorisées à pouvoir s’occuper d’elles-mêmes et de leurs enfants. «Nous avons deux champs d’action. En France, nous aidons les familles qui sont en migration à parler le français, à lire et à écrire, dont les femmes analphabètes. En Côte d’Ivoire, nous travaillons dans les villages pour aider les populations rurales à avoir de l’eau potable, des écoles, des kits scolaires pour certains quartiers d’Abidjan. Nous sommes vraiment sur le terrain pour pouvoir aider ces familles-là », a indiqué la présidente Léontine Lecler. Elle a dit avoir distribué des kits scolaires dans des quartiers de Koumassi et organisé des arbres de Noël 2019 et en 2020. « En 2021, nous avons distribué des kits scolaires dans le village de Tien-Oula, à l’Ouest de la Côte d’Ivoire et dans ce même village, nous avons construit 3 salles de classe dont les clés ont été remises le 22 octobre et là, nous venons de terminer le forage pour donner de l’eau potable à ce village tout entier », a-t-elle déclaré . La présidente a affirmé que c’est au vu de certaines images qui ont heurté la sensibilité de son Ong que l’aide a été apportée à ces familles de l’Ouest, qui s’étaient enfuies dans la brousse à cause de la crise que la Côte d’Ivoire a connue. C’est pourquoi, pour les soulager, des kits scolaires leur ont été offerts pour leurs enfants. Elle a révélé que ce sont des partenaires français comme le Forim, le département de Val-de-Marne, la mairie de Fontenay-sous-bois qui soutiennent l’Ong dans ses œuvres avec des subventions pour construire les écoles et certaines personnalités de la Côte d’Ivoire notamment des ministres.

Construire trois salles de classe dans le village de Flansobly

« Sur le terrain, nous ne faisons pas appel aux autorités, nous partons les voir pour qu’elles nous aident financièrement à achever ce que nous avons commencé puisque cela demande beaucoup de fonds pour construire les salles de classes, des forages. C’est vraiment des budgets lourds. Donc, notre souhait est que l’État nous suive et nous accompagne dans ce que nous faisons car nous avons besoin de beaucoup de fonds. Nous continuons dans la construction des écoles et des forages. Dans les villages, nous voyons que les gens ont des maladies comme la dysenterie, maladie liée à un manque d’eau potable, nous essayons de leur construire des forages pour qu’ils aient de l’eau potable tout comme des écoles. Nous avons un nouveau projet sous les mains. Ce nouveau projet consistera à construire trois salles de classe dans le village de Flansobly à l’Ouest. Ce sera le dernier village pour l’instant au niveau de l’Ouest dans lequel nous allons pouvoir construire ces trois salles de classe et après nous pourrons passer à un autre département de la Côte d’Ivoire », a souligné Léontine Lecler.

L’appel aux populations

Elle a évoqué les difficultés rencontrées : « Les difficultés, nous aimerions que les populations nous donnent un coup de main pour nous permettre de réaliser ce que nous voulons faire. Parce qu’il y a certaines populations qui pensent que nous recevons l’argent de l’État et qu’elles n’ont pas besoin de nous aider à construire le forage et les écoles. Et même quand on leur demande de creuser, elles refusent, disant que l’État nous donne de l’argent alors qu’il n’en est rien ! Donc, quand on vient dans les villages, il faut que les populations nous aident en mettant la main à la pâte pour construire ces écoles. Nous demandons que les populations se mobilisent pour nous accueillir, parce que si elles ne font pas, nous risquons de laisser des chantiers inachevés et nous allons partir comme d’autres ONG le font. Ce qui n’est pas bien ».

L’aide de l’État sollicitée

« Nous avons besoin de l’État pour nous accompagner dans ce que nous sommes en train de faire parce que nous le faisons avec le cœur pour aider ceux qui en ont besoin. Comme on le dit l’État ne peut pas avoir les yeux partout car il fait ce qu’il peut et nous, aussi. Nous voyons des choses que l’État ne peut pas voir et quand nous sommes sur ce terrain, nous demandons à ce qu’il nous aide à terminer ce que nous commençons », a-t-elle plaidé.
Ce sont sept membres qui constituent l’Ong ‘’Asafdfa’’ à Paris et la font vivre par leurs cotisations en plus des aides de leurs connaissances. L’ONG est représentée en Côte d’Ivoire par Mlle Achi Estelle, la vice-présidente qui cherche les localités dans le besoin pour soulager ses populations.

Mamadou Ouattara

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