Investissement privé en Côte d’Ivoire, Tidiane Boye, expert onusien :“La hausse du flux des Ied cache une faible attractivité du pays”

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Le lundi 25 novembre 2019, à l’occasion de l’atelier de validation de l’examen de la politique d’investissement de la Côte d’Ivoire, à l’auditorium du ministère des affaires étrangères, Tidiane Boye, Représentant de l’Organisation des nations unies pour le développement (Onudi) en Côte d’Ivoire, a indiqué que la Côte d’Ivoire reste moins attractive dans la Cedeao, malgré la hausse du flux d’ Investissements étrangers directs (Ied) dans le pays.

«Selon le dernier rapport de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les flux d’Ied entrant en Côte d’Ivoire ont connu une croissance de 17% sur la période 2016-2017, passant de 577 millions de dollars (environ 317,35 milliards F CFA) à 675 millions de dollars (371,55 milliards de F CFA) . Toutefois, cette hausse de flux cache une faible attractivité du pays», a lancé l’expert onusien qui, en guise d’illustration, a révélé que : « sur les 11 milliards de dollars (6050 milliard F CFA) de flux d’Ied entrant dans l’espace économique de la Cedeao, la Côte d’Ivoire n’en a capté que 5,4 %, derrière le Ghana (30%) et le Nigéria (32%)». Il représentait à la cérémonie d’ouverture, Babacar Cissé, Coordonnateur résident du Système des nations Unies en Côte d`Ivoire.

C’est, selon lui, pour trouver des solutions à cette situation que se tient l‘atelier. Il a indiqué que l’examen de la politique d’investissement qui est l’objet de l’atelier, a été préparé par la Conférence des nations Unies, sur le commerce et le développement (Cnuced), à la suite d’une requête du ministère chargé de la promotion de l’investissement privé. Il a fait savoir que ces examens, réalisés par la Cnuced, ont pour objectif d’aider les pays à améliorer leurs politiques d’investissement et de familiariser le gouvernant et le secteur privé international avec le climat de l’investissement qui prévaut dans un pays. «En cela, les Cnuced constituent un levier significatif pour l’atteinte des objectifs de développement durable dans les pays », a-t-il fait remarquer. Tidiane Boye a donc salué le processus initié par la Côte d’ivoire. Un processus dont, selon lui, les retombées permettront de renforcer l’impact d’investissement dans le développement durable.
Représentant le ministre Esmel Essis, ministre chargé de l’Investissement privé, Diarra Ibrahim, le directeur de Cabinet du ministère a appelé à la conception de politiques publiques propices au développement durable et renforcer les cadres politiques existants. Pour lui, les plans nationaux de développement élaborés et mis en œuvre visent à accroître le rôle que peut jouer l’investissement privé dans la croissance économique et la création d’emplois dans le pays. Pour lui, avec ses 8% de taux de croissance en moyenne entre 2012 et 2018, la Côte d’Ivoire a enregistré le plus fort taux de croissance en Afrique subsaharienne. «En ce qui concerne l’investissement, le secteur privé, pilier de la croissance économique de la Côte d’Ivoire, a développé une dynamique appréciable avec un taux d’investissement global de 14% du Pib en 2012. Elle s’est établie à 21% en 2018 avec un objectif de 23% en 2020», a-t-il fixé comme objectif.

J-H K avec Sercom

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