Dernère publication
Le dialogue politique en Côte d’Ivoire, parlons-en ! Un besoin d’un format spécifique s’impose-t-il, alors que des canaux et des moyens existent déjà pour que les uns et les autres se parlent ? Des échanges entre partis politiques et entre acteurs se font. Souvent, la flexibilité pourrait aider à faire avancer les choses, même si tel n’est pas encore le cas.
De façon informelle et officieuse, des cadres du PDCI (Emou, Ohouo, Yace, Dia, Aby, Bredoumy, etc.) parlent avec des ministres et cadres du RHDP. Ils ont des convergences de vue et des désaccords. Des amitiés, des connections familiales traversent les clivages politiques, indépendamment des convictions et des engagements partisans. Si l’on n’avance pas, c’est peut-être parce que personne ne veut assumer publiquement ces échanges informels.
Cette séquence permet de revenir sur le dialogue avorté entre le RHDP et la CAP-CI via Simone Gbagbo. Il y a eu blocage parce que le PDCI-RDA souhaitait un dialogue direct avec le gouvernement plutôt qu’avec le RHDP, même s’il se trouve que le gouvernement et le RHDP, c’est la même chose. Le gouvernement ne voulait pas de ce type de dialogue avec l’opposition, au motif qu’il n’y a pas de crise, préférant pousser au dialogue avec le RHDP.
Ce qu’il faut savoir, c’est que le dialogue et les termes des échanges du RHDP sont validés et actionnés par Alassane Ouattara, qui est à la fois président du RHDP et Président de la République. S’il a choisi le cadre du dialogue et envoie une délégation du RHDP comprenant des membres du gouvernement vers une coalition de l’opposition , faut-il le récuser ? Le débat est passé, cependant, il interpelle toujours sur les enjeux et les problématiques du dialogue, alors que le RHDP et le PDCI-RDA ont eu ces temps-ci des échanges de moins en moins formels, qui buttent encore et toujours sur des préalables ou sur la question des termes de référence.
En effet, le PDCI-RDA met sur la table la question des garanties pour le retour de Tidjane Thiam et bien d’autres. Le RHDP refuse tout préalable, souhaitant avancer sur la question d’une union ou d’un rapprochement au nom de l’houphouétisme.
Pendant ce temps, au PPA-CI, Gbagbo délègue ses pouvoirs à cinq personnes. Dans un communiqué signé le lundi 10 août 2026 et rendu public au siège du parti, à la Riviera-Bonoumin, le président du Parti des peuples africains de Côte d’Ivoire a dit déléguer l’exercice d’une partie de ses prérogatives à cinq cadres : Assoa Adou, Hubert Oulaye, Emmanuel Ackah, Justin Koné Katinan et Sébastien Dano Djédjé. La promesse formulée le 16 mai 2026 dernier à Songon M’Bratté, lors de la Fête de la Renaissance, est ainsi tenue.
L’ancien chef de l’État conserve le titre de président du parti et continue de signer : « Référent politique ». Deux mots qui disent tout de l’équilibre recherché : déléguer la gestion, garder l’autorité et la légitimité. Un constat fort : aucune femme ne figure parmi les cinq héritiers présumés, et cela peut déranger. Ce n’est pas une réalité au PPACI seul, mais plutôt une réalité en Côte d’Ivoire. Affaire à suivre.
Enfin, si par la grâce de Dieu , tout se passe bien, la prochaine lettre de l’IA sera écrite depuis l’extérieur, alors que je serai en chemin pour Norvège à Oslo, le pays de Halland, le Cyborg.
AFRIKIPRESSE
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