Le sénateur Michel Coffi Benoît : ” L’Oranger du malentendu ne m’appartient pas”

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 Séance de dédicace de l’ouvrage par l’auteur. Photo DR

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Le sénateur Michel Coffi Benoît a procédé à la présentation et à la dédicace de son quatrième roman, “L’Oranger du malentendu”, le mardi 24 mars 2026, à la librairie Carrefour de Cocody Saint-Jean, à Abidjan.

La cérémonie de dédicace s’est tenue sous le parrainage de Kandia Camara, présidente du Sénat, et la présidence de Ibrahima Cissé Bacongo, ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan. Elle a réuni plusieurs personnalités politiques, dont Abouh Dramane Cissé, représentant le ministre, gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo, le maire d’Anyama, Fatim Bamba, et des autorités traditionnelles.

Publié aux éditions Saint-Sauveur, cet ouvrage de 100 pages a été présenté par Paterne Géraud Kakou, docteur ès lettres modernes.

« À travers ces pages, le sénateur Michel Coffi Benoît s’est donné pour mission de libérer la parole face à l’ineffable. Plus qu’un simple récit, ce livre constitue une réflexion sur la persistance des malentendus et la nécessité impérieuse de nommer les réalités pour en dissiper l’obscurité », a-t-il expliqué.

Selon lui, “L’Oranger du malentendu” est un roman qui ne cherche pas à plaire, mais qui aspire plutôt à réveiller, à déranger.

L’intrigue s’ouvre dans un village où une conversation énigmatique autour d’un oranger inexistant révèle progressivement une réalité troublante. « La métaphore s’effondre pour dévoiler une vérité brutale : l’oranger, c’est l’enfant », souligne le présentateur, évoquant une œuvre qui interroge les silences collectifs et certaines pratiques sociales.

Le représentant de Kandia Camara, Bamoudien Traoré, président du groupe parlementaire RHDP du Sénat, a présenté l’ouvrage de Michel Coffi Benoît comme “un miroir” qui reflète la complexité de notre identité. “En parcourant les pages, l’auteur nous conduit vers un triptyque : le temps, l’espace et l’universel. Michel Coffi Benoît réussit le tour de nous maintenir au confluent de nos traditions et d’une modernité intérieure. Ce va-et-vient n’est pas vu comme une confrontation, mais comme un dialogue des civilisations. Nous sommes transportés, avec une aisance dans l’espace. Il nous fait quitter le cadre paisible et hiérarchisé du monde rural pour être projetés dans la dynamique urbaine, où le rural et l’urbain cessent d’être des contraires pour devenir deux forces, deux faces d’une même réalité ivoirienne en mouvement. Bravo Michel pour cette perception que tu dégages. Je perçois à ta lecture, que la dimension la plus saisissante de ce livre réside dans son aspiration à l’universelle. Michel Coffi Benoît nous installe dans le sanctuaire de la connaissance partagée qui est la preuve de l’universalité de l’Humanité. Sous l’ombre de cet oranger, le malentendu n’est qu’un voile que la littérature se charge de lever “, a-t-il analysé.

Prenant la parole, l’auteur a invité le public à s’approprier son œuvre : « Ce livre ne m’appartient plus, il vous appartient. À vous d’en faire l’usage que vous voulez. »

À travers ce roman engagé, Michel Coffi Benoît confirme son ancrage dans une littérature de questionnement social, où la fiction devient un levier de réflexion sur les réalités contemporaines.

 

Olivier Dion

 

 

 

 

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