Médias et plaies dans les Républiques: Un scalpel nommé Issa Yeresso Sangaré

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Dernère publication

Ancien directeur à la RTI, docteur en communication, Issa Yeresso Sangaré ne fait pas dans la langue de bois. Dans « Les Plaies des républiques », il diagnose sans anesthésie : présidents, ministres, maires, corruptions, incivisme… Rien n’échappe à sa plume. Un livre à lire d’un trait, à offrir avec une conscience citoyenne.

La satire africaine a trouvé un observateur lucide. Issa Yeresso Sangaré, journaliste professionnel et docteur en communication, a longtemps exercé au cœur de l’audiovisuel ivoirien. Il connaît les coulisses du pouvoir, les off the record, les dossiers qui brûlent, et ceux qu’on éteint. Dans ce recueil de chroniques assassines publié chez L’Harmattan, il ouvre les abcès que les communicants préfèrent maquiller. Pas de jargon, pas de compromis : chaque page saigne d’une vérité que les puissants aimeraient voir disparaître des archives.

Un journaliste qui a vu l’envers du décor

Être directeur à la RTI, ce n’est pas seulement gérer des grilles de programmes. C’est voir comment une information meurt, comment un ministre exige un démenti, comment une « sortie présidentielle » devient spectacle.
Le Dr Sangaré a tout vu. Et il n’a rien oublié.
Avec une plume crue, simple, redoutablement efficace, il dézingue :

· les présidents africains et étrangers,
· les ministres qui confondent gestion publique et caisse noire,
· les maires qui inaugurent des routes qui n’existent pas,
· les députés qui votent sans lire,
· les associations instrumentalisées,
· les partis politiques transformés en entreprises familiales,
· et jusqu’aux simples incivismes du quotidien.

Une critique sans frontières

L’auteur ne se limite pas à l’Afrique. Il pointe aussi les tares des républiques européennes, des maires véreux d’ailleurs, des gestionnaires de biens publics à la morale universellement douteuse.
Les plaies des républiques sont contagieuses, partout pareilles.

Un livre qui se lit d’une traite

Des chroniques courtes, acérées, parfois drôles, souvent cinglantes. Pas besoin d’être universitaire. Chaque texte est une gifle souriante. On tourne les pages comme on regarde un journaliste libre brûler ses notes après avoir tout dit.

À acheter, à prêter , à emprunter ( ?) mais en tout cas à lire : « Les Plaies des républiques »

Pourquoi ce livre ?

-Parce qu’un journaliste qui a dirigé une télé nationale sait où sont enterrés les cadavres politiques.
-Parce que la satire est une forme exigeante de démocratie.
-Parce que ce livre dit tout haut ce que vous chuchotez dans les maquis.

Charles Kouassi

 

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