Dernère publication
La décision de la Commission de discipline de la FIFA de suspendre, à titre probatoire, l’application de la suspension automatique infligée à l’attaquant américain Folarin Balogun continue de susciter de vives réactions à quelques heures du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre les États-Unis et la Belgique.
Expulsé lors du match face à la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun devait initialement purger une suspension automatique pour la rencontre suivante. La décision de la FIFA de le rendre finalement éligible a provoqué une vive contestation, notamment de la Fédération royale belge de football (RBFA) et de l’UEFA, qui estiment qu’elle contrevient au règlement disciplinaire de la compétition.
Selon le quotidien français L’Équipe, le président américain Donald Trump a confirmé être intervenu auprès du président de la FIFA, Gianni Infantino, afin de demander un réexamen de la sanction.
« Tout ce que j’ai fait, c’est demander un réexamen, car je ne pensais pas qu’il y avait faute. J’ai vu l’action. Ce n’était même pas une infraction. C’étaient deux joueurs lancés à pleine vitesse qui se sont percutés. Je n’ai jamais dit à la FIFA ce qu’elle devait faire », a déclaré Donald Trump, cité par L’Équipe.»
[Un précédent à la CAN en 2013]
Cette affaire relance le débat sur les précédents disciplinaires dans le football international. Lors de la Coupe d’Afrique des nations 2013, disputée en Afrique du Sud, la Confédération africaine de football (CAF) avait annulé le carton rouge reçu par l’attaquant burkinabè Jonathan Pitroipa en demi-finale face au Ghana.
À la suite d’un recours introduit par la Fédération burkinabè, la Commission de discipline de la CAF avait estimé que l’expulsion prononcée par l’arbitre tunisien Slim Jedidi était injustifiée. Cette décision avait permis à Pitroipa de disputer la finale contre le Nigeria.
À l’époque, cette annulation avait été qualifiée d’exceptionnelle et avait suscité de nombreux commentaires dans le monde du football.
Si les contextes réglementaires diffèrent entre la CAF et la FIFA, ce précédent montre que certaines instances disciplinaires peuvent, dans des circonstances particulières, revenir sur une sanction prise pendant une compétition.
Reste désormais à savoir si la décision de la FIFA dans le dossier Balogun fera date ou demeurera une exception. En attendant, la Fédération royale belge de football a annoncé étudier les voies de recours à sa disposition pour contester l’éligibilité de l’international américain.
Ange Kouadio
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