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La commune de Morondo, dans le département de Kani, région du Worodougou, a reçu le lundi 27 avril 2026 un important appui en intrants agricoles destiné à renforcer la production de maïs. La cérémonie officielle de remise s’est tenue à l’esplanade de la mairie.
À cette occasion, le maire Moussa Traoré Koudougou a procédé à la distribution d’intrants agricoles d’une valeur estimée à plus de 30 millions de de francs Cfa. Le don est composé notamment de 40 tonnes d’engrais, 250 cartons d’herbicides, des pulvérisateurs ainsi que près de trois tonnes de semences améliorées de maïs fournies par le Centre National de Recherche Agronomique (Cnra). Selon le maire, cette initiative vise à soutenir l’autonomisation économique des jeunes et des femmes tout en stimulant la production vivrière locale. « Nous avons pris en compte 16 groupements de femmes et avec 31 groupements des jeunes, pour les aider et leur permettre de pouvoir se prendre en charge. En leur donnant ces intrants agricoles, c’est de leur donner tous les moyens de produire. Et cette production doit pouvoir être vendue et leur générer des revenus qui puissent leur permettre de pouvoir se prendre en charge et prendre leurs familles en charge », a-t-il indiqué.
Morondo ambitionne de devenir un pôle de production de maïs
Commune à forte vocation agricole, Morondo entend désormais faire de la culture du maïs un levier de développement local. Pour Moussa Traoré Koudougou, ce programme poursuit plusieurs objectifs à savoir renforcer la cohésion sociale à travers le travail collectif, diversifier les sources de revenus agricoles et favoriser l’autonomisation des femmes et des jeunes. « Il y a plusieurs objectifs qui sous-tendent ce projet d’envergure. En un, c’est la cohésion entre les familles, entre les jeunes, entre les femmes de la commune de Morondo. En cultivant les mêmes parcelles de terre, cela les oblige à travailler ensemble et à faciliter la cohésion entre eux. Deuxièmement, c’est de faire en sorte que Morondo soit un pôle économique basé sur le maïs. En tant que collectivités territoriales, nous devons envisager d’autres activités génératrices de revenus pour nos populations. En les incitant à la création de grosses parcelles de maïs, cela va nous permettre d’avoir une grande quantité de production de maïs et d’en faire un pôle de culture de maïs », a expliqué le maire, soulignant que certaines filières traditionnelles comme l’anacarde ou le coton connaissent aujourd’hui des limites de rentabilité.
Au nom des bénéficiaires, Abdoulaye Diarrassouba dit Maestro, président de la jeunesse communale, a exprimé sa gratitude et promis l’organisation de séances de formation pour garantir une utilisation optimale des intrants.
Au total, 16 groupements de femmes et 31 associations de jeunes ont bénéficié de ces intrants. Selon les techniciens du Cnra, les semences distribuées peuvent produire entre trois et quatre tonnes de maïs à l’hectare.
Olivier Dion avec A. Traoré





