« Notre mission majeure c’est d’être une chambre au service de la Présidence de la République … » : Eugène Aka Aouélé, président du CESEC

4104

Dernère publication

Pour le président du Conseil économique social environnemental et culturel (CESEC), Eugène Aka Aouélé, son institution se doit d’être au service de la Présidence de République et du gouvernement, en tant que structure de conseil.

Il l’a indiqué le jeudi 2 août 2021 au sortir d’une rencontre avec le Médiateur de la République, Adama Toungara, au siège du CESEC à Abidjan Plateau. « Notre mission majeure c’est d’être une chambre au service de la Présidence de la République en ce qui concerne les avis à donner. Accompagner le gouvernement dans sa mission et donner des informations aux chambres parlementaires dans nos différents domaines que sont l’économie, le social et la culture », a-t-il fait savoir.
Le CESEC recevait le Médiateur de la République dans le cadre de sa tribune dénommée “Les grandes rencontres du CESEC” afin d’expliquer aux Conseillers, les missions de son institution et les objectifs réalisés.
La rencontre avait pour thème : “ Le médiateur de la République, protecteur des droits du citoyen et acteur majeur du renforcement de la cohésion sociale”.

Adama Toungara a de ce fait entretenu les membres CESEC, et partagé avec les Conseillers, les différentes actions menées par son Institution, depuis sa nomination et sa prise de fonction en mars 2018.
Il a, entre autres, expliqué que le rôle du Médiateur de la République est de régler, par la médiation, sans préjudice des compétences reconnues par les lois et règlements aux autres Institutions et structures de l’État, les différends de toute nature. À savoir, des différends opposant l’administration publique aux administrés, différends entre les collectivités territoriales, les établissements publics et tout autre organe investi d’une mission de service public, aux administrés. Il intervient également dans le règlement de litiges impliquant les communautés urbaines, villageoises ou toute autre entité.

Adama Toungara a indiqué que le Médiateur de la République a également compétence pour connaître des litiges opposant des personnes privées, physiques ou morales, à des communautés urbaines ou rurales. Il a enfin pour rôle d’aider au renforcement de la cohésion sociale. Il s’est réjoui, pour ce faire , de plusieurs missions effectuées à travers le pays par son institution, pour aider au règlement de conflits intercommunautaires. Dans l’exercice de cette mission, le Médiateur de la République dispose actuellement de 12 délégations régionales et d’un comité de veille dans chacun des 107 départements du pays. Des comités déjà installés, à l’exception de ceux du département d’Abidjan dont l’installation est prévue dans le courant de septembre 2021. « Le Médiateur de la République bénéficie également de la contribution du Corps préfectoral, de la chefferie traditionnelle, des guides religieux, des élus locaux et de la société civile », a-t-il mentionné. Il s’est félicité d’avoir contribué à la baisse des tensions socio-politiques nées de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Adama Toungara a aussi souligné que le Médiateur de la République peut, à la demande du Président de la République, participer à toute action tendant à l’amélioration des services publics ou toute action de conciliation entre l’administration publique et des forces sociales et professionnelles (syndicats, associations).

Dans cette tâche, le Médiateur de la République a souligné une parfaite collaboration entre son institution et les autres organismes de l’État œuvrant dans la sauvegarde de la paix en Côte d’Ivoire. « Il n’y a pas d’organismes de trop dans la recherche de la paix. On ne peut pas se marcher sur les pieds dans la recherche de la paix. On ne se marche jamais sur les pieds pour maintenir la cohésion dans une famille. C’est d’ailleurs mieux qu’il y ait plusieurs intervenants », a-t-il indiqué. « Nous travaillons avec le ministère en charge de la réconciliation nationale et de la cohésion sociale. Nous travaillons avec le Conseil national des droits de l’homme (CNDH. Ndlr), Nous essayons tous de nous mettre ensemble pour aller dans la même direction. La direction de recoudre le tissu social, lorsqu’il est déchiré, encourager les populations à œuvrer pour la paix. (…) Pour faire la paix, il faut que cette paix s’installe dans les villages. Il n’y a pas d’autres moyens. Il faut qu’on travaille en synergie, et c‘est ce que nous faisons », a-t-il ajouté.

J-H Koffo

Commentaire

PARTAGER