Dernère publication
Dans une lettre de sommation ( et non un droit de réponse) adressée à Monsieur Assalé Tiémoko , le District Autonome d’Abidjan démentait avoir participé, au profit de personnes privées, à une quelconque expulsion ou à un déguerpissement, ou en avoir été rémunéré, y compris en foncier. Il exigeait des preuves sous 48 heures.
Après les révélations du procureur de la République, le mercredi 16 septembre 2026, sur l’évocation du plan ORSEC pour expliquer les déguerpissements du 3 juin 2026 à Koumassi-Campement, l’on a vu des commentaires affirmer que le District Autonome d’Abidjan avait pourtant nié avoir participé à cette opération. Une relecture des documents montre qu’il n’en est rien.
Ce que le District conteste est précis : avoir organisé ou réalisé une expulsion *au profit d’une personne privée*, et avoir perçu une quelconque rémunération à ce titre. Le texte ne nie ni l’existence de l’opération, ni l’intervention du District dans le cadre de ses attributions. Il n’en parle tout simplement pas.
Monsieur Assalé Tiémoko a mis en cause le District en soutenant qu’il avait agi au nom de l’État pour servir des intérêts privés, moyennant contrepartie. C’est cette accusation, et elle seule, que le District récuse. Le Ministre, Gouverneur en a donc demandé les preuves. Faute de les avoir obtenues, le District a porté plainte.
Il faut aussi rappeler qu’au moment de la sommation et de la plainte, le Ministre, Gouverneur avait déjà été entendu dans le cadre de l’enquête et avait fait la déclaration rendue publique par le procureur. Il ne pouvait donc pas la contredire ailleurs, encore moins dans un document destiné à ce même procureur. Il n’y a là aucune contradiction : d’un côté, la reconnaissance, au cours d’une audition, d’une opération menée dans un cadre public et conformément aux attributions du District ; de l’autre, le rejet d’une accusation de collusion avec des intérêts privés.
À ce jour, le procureur de la République poursuit l’enquête pour vérifier les allégations. L’audition annoncée d’un député devrait permettre d’en savoir davantage.
Le démenti d’une accusation de corruption dans une opération n’est pas le déni de cette opération.
Charles Kouassi
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