Pôle pénal économique et financier: DES MINEURS CONDAMNÉS , LES MILLIARDS ATTENDENT

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Dernère publication

La journée du 26 octobre 2026 au Pôle pénal économique et financier d’Abidjan a été marquée par plusieurs affaires, dont deux dossiers d’abus de confiance portant chacun sur plus de 3 milliards de FCFA, et par le sort de sept adolescents burkinabè condamnés à trois mois de prison ferme.

D’un côté, des sommes considérables dans les dossiers financiers. De l’autre, des adolescents sur les sites d’orpaillage clandestin.

Ces deux audiences du lundi 26 octobre 2026 au Pôle pénal économique et financier (PPEF) ont réuni deux dossiers d’abus de confiance et celui de sept mineurs déclarés coupables d’infractions liées à l’exploitation minière illégale et à la pollution.

Des milliards de FCFA au cœur de deux dossiers

Deux affaires de flagrant délit d’abus de confiance figuraient au rôle de la juridiction. La première porte sur 3.318.577.000 FCFA et met en cause D.D.A et A.N.E. Seul le premier s’est présenté à la barre. Le dossier a été renvoyé au 27 novembre 2026 pour permettre la comparution et l’audition des parties.

Le second dossier porte sur 3.127.729.780 FCFA. Le prévenu, P.A., ressortissant sud-africain et gestionnaire de la société N., s’est présenté vêtu de la tenue orange des détenus du PPEF. Ne parlant pas français, il était assisté d’un interprète. Une délégation sud-africaine, dont une diplomate, était présente pour suivre l’audience. L’ouverture des débats a été renvoyée au 18 novembre 2026.

Ces deux reports maintiennent en suspens l’examen de dossiers aux enjeux financiers considérables.

Sept adolescents, trois mois de prison ferme

L’après-midi, le tribunal pour enfants du PPEF, présidé par Mme Niamkey Épiphanie, a examiné plusieurs affaires d’orpaillage clandestin.

Sept prévenus, tous mineurs et âgés de 16 à 17 ans, 

D.Y., B.S., Z.R., A.A., G.T.A, D.S., Y.M. ont été déclarés coupables d’exploitation de substances minérales sans titre minier et d’autres infractions liées à ces activités illégales.

Selon leurs déclarations à la barre, ces jeunes ressortissants burkinabè avaient été interpellés entre juin et juillet 2026 sur des sites d’orpaillage clandestins à Maféré, Kossou, Bokabo et Affiénou. Ils ont expliqué avoir rejoint la Côte d’Ivoire à l’invitation d’employeurs qui leur promettaient du travail. Pour l’un d’eux, l’idée serait venue d’un proche qui lui avait présenté l’orpaillage comme une activité particulièrement rentable.

Les tâches décrites à l’audience allaient bien au-delà d’une simple présence sur les sites. Pendant deux à neuf mois, ils auraient creusé la terre, ramassé des cailloux, lavé le sable, alimenté des machines en eau, préparé les repas des autres travailleurs ou assuré la surveillance des sites.

Selon leurs déclarations, certains percevaient jusqu’à 200 000 FCFA par mois, tandis que des gains journaliers de 25 000 à 40 000 FCFA ont également été évoqués. Ils ont reconnu les faits et admis ne disposer d’aucun titre minier les autorisant à exercer cette activité. Ils ont aussi reconnu que leurs activités avaient contribué à polluer des sources d’eau.

Les sept prévenus ont été condamnés à trois mois d’emprisonnement ferme, avec le bénéfice de la circonstance atténuante de minorité.

Astrid Chacha

AFRIKIPRESSE

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PAYMALLCI

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PRESSECOTEDIVOIRE

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ABIDJANNET

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YOUSCRIBE

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