Programme spatial ivoirien, le Pr Gayane Faye, Coordonnateur du SENSAT : « La Côte d’Ivoire gagnerait à tirer profit de l’expérience du Sénégal, pour éviter certaines erreurs »

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Pr Gayane Faye, le Coordonnateur du programme spatial sénégalais.

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Le Pr Gayane Faye, Coordonnateur du SENSAT, structure chargée de développer un écosystème spatial sénégalais, était à l’Africa Space Expo (ASPEX) 2026 du 24 au 26 septembre 2026, au Parc des expositions d’Abidjan-Port-Bouët. Il y a partagé l’expérience sénégalaise débutée en 2019 et qui a abouti, en 2024, au lancement du premier satellite de ce pays de l’Afrique de l’Ouest (le GAINDESAT-1A).

Une expérience qu’il dit être prêt à partager avec la Côte d’Ivoire qui a entamé son programme spatial avec la mise en place de son Agence en 2025 (l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire). Un partage d’expérience qui, selon lui, permettra à la Côte d’Ivoire d’éviter certaines erreurs. « Le premier conseil que je donne à la Côte d’Ivoire, c’est réellement de profiter de l’expérience des autres. Il ne sert à rien de chercher à réinventer la roue. Nous avons profité de l’expérience du Centre spatial universitaire de Montpellier. Parce qu’il avait dix ans d’expérience dans le domaine de la fabrication de satellites. Nous, en quatre ans, nous avons pu faire lancer un satellite. Parce que nous nous sommes basés sur les expériences des autres. Je pense que la Côte d’Ivoire aussi gagnerait à se rapprocher du Sénégal pour tirer profit de l’expérience sénégalaise. Cette petite expérience peut servir. Parce que, effectivement, nous avons fait des erreurs. Des erreurs que nous ne referions pas, si nous devions reprendre. Il est important que la Côte d’Ivoire nous approche pour identifier ces erreurs, pour aller beaucoup plus vite », a appelé le Pr Gayane Faye. Pour rappel, Tidiane Ouattara,  DG de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire, avait dit le stade auquel était la Côte d’Ivoire dans le projet. « La Côte d’Ivoire va lancer son satellite, le faire au moment venu. Mais il faudra bien s’y préparer. Il faudra d’abord mettre en place les fondamentaux. C’est-à-dire les textes législatifs qui vont régir le secteur, aborder les questions de gouvernance, de politique et de stratégies. L’espace est vaste, il faut donc choisir sa niche. Il faut aussi des programmes durables. Pendant que nous faisons cela, il faut aussi former la masse critique que constitue la ressource humaine », avait dit le DG de l’Agence spatiale de Côte d’Ivoire sur un plateau-télé, le 22 septembre 2026. Selon le Pr Gayane Faye, le Sénégal visait quatre objectifs à travers la mise sur orbite de son premier satellite. Le premier objectif était la formation de l’expertise locale et le transfert de compétences dans la fabrication des satellites. Un autre était de pouvoir mettre en place des infrastructures de sol pour le recueil des données. Le troisième objectif, c’était de mener en situation réelle une mission de collecte de données.

« Il y a des structures chargées par exemple de suivre les forêts, l’eau, les ressources naturelles, le climat, la température. Elles ont, pour cela, des structures de mesures à travers le pays où elles sont obligées d’aller pour les recueillir. Tout ceci a un coût. Nous avons trouvé l’idée de récolter ces données et de les collecter sur une plateforme, à partir d’appareils posés dans les sites de collectes à travers le pays et qui communiquent avec Dakar via le satellite. Nous avons fait les tests et tout marche bien », a-t-il dit. Il a annoncé pour bientôt le lancement du deuxième satellite, actuellement en construction. Une arrivée qui permettra de déployer les stations de collecte à travers le pays et à l’étranger où les services seront vendus. « Quand vous regardez aujourd’hui la carte de l’Afrique, vous voyez le Sénégal au nombre des pays qui ont lancé un satellite. Nos autorités savent maintenant que nous sommes capables de le faire. C’était aussi l’un de nos objectifs en lançant ce programme. Cela a impulsé une certaine dynamique chez les gens aujourd’hui », a-t-il ajouté, avant d’informer de deux autres satellites qui seront entièrement construits par les Sénégalais. Avant de quitter l’Africa Space Expo (ASPEX) 2026, la SENSAT a signé un partenariat avec une start-up ivoirienne spécialisée dans le géospatial et l’intelligence artificielle.

Jean-Hubert Koffo

AFRIKIPRESSE

https://afrikipresse.com/lintelligentpdf/Z0FtSy4PJdZin9QFGho0

 

PAYMALLCI

https://paymallci.com/go/48O7

 

PRESSECOTEDIVOIRE

https://www.pressecotedivoire.fr/titrologie/all

 

ABIDJANNET

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YOUSCRIBE

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