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La Côte d’Ivoire amorce une nouvelle étape dans sa stratégie numérique. Le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara, a annoncé, le lundi 18 mai 2026 à Abidjan, le lancement de travaux en vue de développer une intelligence artificielle nationale.
S’exprimant à l’ouverture de la 9e Conférence internationale du Réseau Africain des autorités de protection des données personnelles, Djibril Ouattara a souligné la nécessité pour la Côte d’Ivoire de se doter d’outils propres afin de mieux encadrer les usages de cette technologie.
« L’intelligence artificielle utilisée en Côte d’Ivoire est celle du domaine public mondial. Nous avons commencé à travailler sur une intelligence artificielle ivoirienne, qui va nous permettre de mettre des règles d’utilisation en place, d’élaborer des textes encadrant son usage et son développement », a-t-il déclaré.
Djibril Ouattara a également insisté sur l’urgence de combler le vide juridique, notamment en matière de création de contenus numériques et d’œuvres de l’esprit. L’objectif, selon lui, est de faire de la confiance numérique un levier de développement, tout en positionnant la Côte d’Ivoire comme un hub régional conciliant innovation, cybersécurité et protection des données.
Organisée avec l’appui de l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI), la conférence réunit une vingtaine de délégations africaines. Elle intervient quelques jours après la prise de fonction du président du Conseil de régulation, Félix Roger Adom.
Ce dernier a rappelé les enjeux humains liés à la protection des données : « La donnée personnelle n’est pas une ressource comme les autres, elle touche à la vie privée, à la dignité et à la liberté ». Il a plaidé pour une régulation équilibrée, visant à garantir un cadre « clair, équitable et protecteur ».
Les travaux, qui s’achèvent le 21 mai 2026, visent à harmoniser les cadres juridiques au sein des pays membres du RAPDP, afin de faciliter les flux de données et renforcer la souveraineté numérique africaine.
Olivier Dion





