Vrai faux scandale à Bingerville : la femme enceinte n’est pas morte à l’hôpital

2022

Dernère publication

Dro Satty Claudine, âgée de 37 ans et porteuse d’une grossesse est décédée le mercredi 24 juillet 2019. La vérité des faits sur cette affaire dans laquelle l’hôpital général de Bingerville est incriminé.

L’hôpital général de Bingerville avait été accusée d’être responsable du décès de Dro Satty Claudine, pour négligence lors de son transfert à l’hôpital. Selon des responsables de l’hôpital , la dame avait déjà rendu l’âme dans le véhicule la transportant.

Madame Fondio, née Tan Nathalie, directrice de l’hôpital général de Bingerville témoigne : « Ce qui s’est effectivement déroulé, c’est que le mercredi 24 juillet, aux environs de 11h, un taxi compteur a transporté la dame en question sur l’hôpital général de Bingerville, et chemin faisant selon les propos des parents, la dame est décédée. Arrivé à notre niveau, nous n’avons eu qu’à faire le constat du décès dans le taxi par un gynécologue. On n’a pas pu admettre la dame au sein de la salle d’accouchement de l’hôpital. Et la procédure en la matière, c’est que nous avons signalé cela à la police de Bingerville et une réquisition a été faite. Les policiers sont venus, et ils ont interrogé les parents et le personnel de santé. Après cette étape, le corps a été transféré directement à la morgue de Bingerville. Tout ce que nous avons fait, c’est le constat du décès ».

[ Dr Koffi Aka Charles, directeur régional d’Abidjan 2 : « elle avait un problème cardiaque. Nous avons déposé une plainte à la police »]
hopital

Dr Koffi Ala Charles, premier responsable du district sanitaire duquel dépend l’hôpital incriminé a indiqué : « C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons vécu cette situation sur les réseaux sociaux qui jette l’opprobre sur l’hôpital général de Bingerville. Mais également sur l’ensemble du ministère de la santé. Le ministre de la santé depuis qu’il a pris fonction ne cesse de nous répéter qu’il faut pratiquer une médecine de proximité, il faut humaniser les soins que nous prodiguons à nos parents. Nous même en tant que médecin, nous savons que personne ne vient à l’hôpital parce qu’il est content. Quand on vient à l’hôpital, c’est qu’on est dans une situation de détresse. On vient pour demander le secours du personnel pour sortir de cette situation de détresse. Il peut arriver que dans l’exercice de notre métier, on puisse commettre des erreurs, mais dans notre domaine qui est un domaine très sensible, il faut tout faire pour commettre le moins d’erreur possible, parce que nos erreurs ne sont pas rattrapables. Dans le même temps que nous veillons à ce que les directives du ministère soient respectées, dans le même temps, nous pensons que nos populations doivent faire attention à tout ce qu’ils peuvent publier ».

Il a ajouté : « Cette femme enceinte n’était pas en travail parce qu’elle n’était pas à terme, mais elle a été prise de malaise à la maison. Il ressort dans son carnet après consultation que cette femme a un problème d’hypertension, elle a un problème cardiaque, et elle a même été référée chez un cardiologue. Malheureusement, elle n’est pas venue pour rencontrer le cardiologue. Les agents de santé n’ont eu aucune responsabilité dans le décès de cette dame. Nous avons porté une plainte à la police. Pour la suite judiciaire, la hiérarchie va apprécier ».

Ouédraogo Arsène à propos de la publication des photos sur les réseaux sociaux : « je ne sais pas comment qui l’a fait »

Pour Ouédraogo Arsène responsable de la morgue PFGA de Bingerville, la prise des photos des bébés vus sur les réseaux sociaux n’est pas le fait de ses services : « Quand le corps est arrivé, on les a conduits vers la police pour constater le décès, et quand ils ont établi le certificat de décès, le même jour ils ont demandé à enterrer le corps, mais je ai leur dit qu’il y a d’autres déclarations à faire au niveau de la mairie. Mais il y a un de mes collègues qui a dit qu’on ne peut pas enterrer la mère sans enlever les enfants. C’est comme ça que les enfants ont été extraits avant de les enterrer le lendemain. Pour la photo, je ne sais pas qui l’a faite . Les parents ont demandé qu’on ouvre le cercueil. Et pendant ce temps, nous étions occupés à faire autre chose ».

Les vérités de Dehi Pierre, vice-président de la communauté Yacouba de Bingerville:

Dehi Pierre, vice-président de la communauté ethnique de la défunte, a révélé : « Elle était cardiaque et elle traînait cette maladie. La grossesse était très avancée et depuis la maison, elle était déjà tombée. Le temps de faire l’acheminement pour quelqu’un qui était cardiaque, ce n’était pas facile. Quand les faits se passaient, son mari était au travail. C’est moi-même qui étais en train d’intervenir parce que la communauté des femmes Yacouba de Danané est venue me voir pour dire que ce n’est pas intéressant que l’enfant reste dans le ventre pour une femme qui est décédée dans de telles conditions. Donc il faut retirer l’enfant avant de faire l’enterrement. Donc j’étais obligé encore d’intervenir même au niveau de la morgue. Comme j’ai un de mes petits qui travaillent au niveau de la morgue, je suis intervenu pour extraire l’enfant du ventre. C’est ce qui a été fait. Elle avait déjà deux enfants ».

Marc Groghue, doctorant en économie l’auteur de l’article avoue : « je demande pardon »

Marc Groghue, l’auteur de la publication qui a été interpellé par les responsables de l’hôpital, a reconnu l’inexactitude de l’information : « Je demande pardon. Je ne suis pas l’auteur direct du post. Il y a eu une première publication que j’ai récupérée et fait des ajouts ».

Ernest F

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