Côte d’Ivoire, Loh Djiboua:Un homme torturé à Yocoboué sur ordre du sous préfet, des populations en colère

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le Département de Guitry (région du Lôh-Djiboua), ont exigé le départ de leur sous-préfet, Koné Ahmed

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Jeudi 15 janvier 2020, des populations de Yocoboué, dans le Département de Guitry (région du Lôh-Djiboua), ont exigé le départ de leur sous-préfet, Koné Ahmed.

Ils l’accusent d’avoir fait molester son majordome, par des chasseurs traditionnels Dozo et des militaires de sa sécurité.
« Il l’a purgé avec un liquide dont on ne connaît pas la composition. Il a chauffé une barre de fer pour appliquer sur ses testicule et dans son dos », a lancé, Aurélien Lévry, secrétaire général de l’association des jeunes du village.
« Quand nous avons eu l’information, nous nous sommes rendus à la résidence du sous-préfet pour savoir ce qui s’est passé. Il nous a sorti qu’il a donné l’ordre que ses éléments donnent une leçon à Salif, parce qu’il ne le respecte pas. Il dit que Salif se permet de rentrer dans sa chambre sans frapper à la porte. Il le soupçonne d’avoir tenté, à plusieurs reprises, de l’empoisonner. Le Sous-préfet dit aussi que Salif est toujours resté en contact avec son prédécesseur, et le soupçonne de travailler avec celui-ci contre lui. Ceci peut-il justifier un tel acte, surtout, de la part d’un représentant de l’État ? Nous sommes abattus », s’est confié le responsable de jeunesse.

Pour exprimer leur colère, les populations ont encerclé la résidence du Sous-préfet et ont brûlé des pneus. Il s’y était enfermé avec ses gardes. Les renforts de police venus de Grand-Lahou, la ville la plus proche (située à 8 km), n’ont pas suffi à repousser la foule en colère qui exigeait le départ du commandant de la localité.
Plusieurs coups de feu ont été tirés par la garde. Au moment où nous bouclions, aucune victime n’avait été signalée.
À la tombée de la nuit, de petits attroupements étaient toujours perceptibles ici et là, autour de la résidence.

J-H Koffo

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