Débat sur RFI – Suspension du dialogue entre pouvoir et opposition: Ce que des Ivoiriens en pensent

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La suspension du dialogue politique en Côte d’Ivoire entre le pouvoir en place et l’opposition, était au centre du débat de l’émission ”Appel sur l’actualité”, sur les antennes de Radio France Internationale (RFI), le mardi 24 novembre 2020.

Entamé le mercredi 11 novembre 2020 au Golf Hôtel, à Abidjan-cocody, ce dialogue avait suscité tant d’espoir chez bon nombre d’Ivoiriens. Ceux-ci voyaient en cela une amorce de décrispation de la situation sociopolitique. Mais une semaine après, suite à des rencontres avec les partis et groupements politiques de l’opposition, le président du Pdci-Rda, Henri Konan Bédié a annoncé sa suspension. En posant comme entre autres préalables, la libération des leaders de l’opposition incarcérés en prison après l’élection présidentielle du 31 octobre. Ce nouveau rebondissement politique suscite des commentaires au sein des populations. Pour Adèle, Henri Konan Bédié a raison de demander leur libération. «S’ils veulent la paix, ils n’ont pas d’autre choix que de céder aux exigences de Bédié.», a-t-elle indiqué. Appuyant les propos de son prédécesseur, Blaise estime que les conditions posées par le président du Pdci-Rda ne sont aucunement du chantage, contrairement à ce que pense le régime Rhdp. Selon lui, cela relève même de la sagesse. Car, a-t-il soutenu, ”on ne peut pas faire le vide autour de quelqu’un, emprisonner tous ses lieutenants et lui demander un dialogue.” À l’opposé de ceux-ci, Saïd et Arnaud jugent les conditions de la suspension du dialogue, irraisonnables. Tous les deux estiment qu’il faut que justice soit faite. «Avoir le manteau de politicien, ce n’est pas avoir un visa vers l’impunité. Qu’est ce qu’on fait avec les 85 personnes décédées ? Il ne faut pas que des personnes meurent à l’appel de certains instigateurs de complot contre l’État et que ces personnes là, à cause des petits arrangements politiques, demandent une libération pure et simple sans qu’on ne passe par la case justice.», a indiqué Saïd. Et à Arnaud de renchérir : «on ne peut pas rechercher l’instauration de la démocratie et en même temps fouler aux pieds les principes de la démocratie. Voici des gens qui ont appelé à renverser les institutions républicaines et on voudrait qu’on les laisse librement comme s’ils sortaient d’un dîner gala. À un moment donné, il faut situer les responsabilités pour que cela ne se répète plus.»

TAB avec IBK

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