LA LETTRE DE L’IA – PAR WAKILI ALAFÉ Critiques footballistiques et appel présidentiel à la solidarité et à l’union

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Ça tire de tous les côtés sur le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF). L’entraîneur n’est pas épargné. Le président de la FIF l’avait d’ailleurs dit lui-même : ” avec les Ivoiriens, c’est beaucoup d’amour quand on gagne, mais aussi beaucoup de remontrances quand on perd (..) cependant sans eux, nous ne sommes rien.” Ainsi Idriss Diallo ne devrait pas être très surpris par l’ampleur des réactions. La question est désormais de savoir comment elles seront gérées d’ici août-septembre 2026, par rapport aux élections à la FIF d’une part, et au démarrage des éliminatoires pour la CAN 2027 d’autre part.

S’agissant de l’entraîneur, l’option d’une démission volontaire ne semble pas évidente ni acquise pour le moment, alors que tout porte à croire que le Président de la FIF est tenté de tourner la page Faé Emerse . S’il doit être démis ou limogé, il y a lieu de prendre le temps de relire les clauses du contrat, d’informer les parties prenantes, notamment le gouvernement, qui apportait un appui à la prise en charge de l’entraîneur, à une époque où la FIF ne disposait pas des ressources nécessaires. Les moyens dont l’institution dispose maintenant peuvent-ils l’aider à s’affranchir de cet appui additionnel de l’État?

Ces réflexions à mon niveau coïncident avec la lecture d’un message de compassion, de solidarité et de protection du Président de la République à l’égard des victimes récentes des pluies. Une réaction qui devrait, à la suite des actions annoncées par le gouvernement, apporter du baume au cœur des populations. S’il est vrai que des habitants de quartiers et de sites dangereux n’osent pas déclarer les décès, de peur de subir des opérations de déguerpissement dans le cadre de la restauration de l’ordre urbain, l’appel du Chef de l’État à des solutions durables, dans le respect de la dignité des populations, peut être saisi comme une opportunité de réflexion globale.

« Plus jamais ça », disons-nous souvent. Mais voici que nous sommes passés d’un précédent chiffre record , 30 à 35 décès, à un nouveau bilan de 59 victimes qui alimente la réflexion. L’on voit aussi que malgré tout ceci, la vie se poursuit.

Ainsi, le Président du Conseil d’État a prêté serment hier jeudi 2 juillet 2026. Le même jour, le Président du PPA-CI qui avait reporté ( pour cause du match des Éléphants) sa rencontre avec la presse prévue le mardi 30 juin 2026, a parlé du futur organe électoral, laissant entendre qu’il n’y a pas de ligne rouge pour lui. Veut-il éviter une bataille de trop, une bataille inutile finalement au sujet de l’organe électoral ? Si avoir l’organe électoral ou le conseil constitutionnel sous sa coupe de façon réelle ou supposée , suffisait le Président Laurent Gbagbo aurait-il perdu le pouvoir ? Pourquoi penser que c’est seulement l’organe électoral et le conseil constitutionnel qui garantissent la victoire du Rhdp, alors que malgré ces institutions, le parti au pouvoir prend d’autres dispositions avec la justice. Car en réalité , les questions de l’éligibilité du Président Laurent Gbagbo et de Monsieur Tidjane Thiam , sont plus liées à des décisions de justice ou politiques, qu’à la question de la CEI. Le temps est venu de sortir des faux débats , et d’arrêter de lâcher la proie pour l’ombre.

À lundi 6 juillet 2026 pour la prochaine lettre si Dieu le veut !

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