LA LETTRE DU MONDIAL 2026 BY ANGE KOUADIO (09) Les Éléphants sont rentrés… pas l’Éléphant journaliste

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La Coupe du monde 2026 est terminée pour la Côte d’Ivoire.

Mais pas pour moi.

Pour une première Coupe du monde, je me suis fixé un objectif : aller jusqu’au bout de l’aventure, jusqu’à la finale du 19 juillet à New York.

Les Saintes Écritures nous enseignent que « la fin d’une chose vaut mieux que son commencement ». Alors, je veux vivre ce Mondial jusqu’à son dernier souffle.

Les Éléphants footballeurs sont rentrés. L’Éléphant journaliste, lui, est toujours là.

Je ne suis d’ailleurs pas le seul à avoir fait ce choix. Trois autres confrères ivoiriens ont également décidé de poursuivre cette belle aventure afin de raconter la fin de la plus grande compétition de football au monde.

Le samedi 4 juillet, si Dieu le veut, je serai au Philadelphia Stadium pour assister au huitième de finale entre la France et le Paraguay. Le lendemain, direction le MetLife Stadium, dans le New Jersey, pour suivre un autre choc annoncé : Brésil-Norvège.

Le Mondial continue.

Depuis Philadelphie, je lis également les nombreuses réactions suscitées par l’élimination des Éléphants. Sur les réseaux sociaux, certains réclament la démission d’Emerse Faé. D’autres demandent le départ de Yacine Idriss Diallo de la présidence de la Fédération ivoirienne de football.

Pour ma part, je reste mesuré.

Les résultats parlent pour Emerse Faé. En moins de trois ans, il a conduit la Côte d’Ivoire à un sacre historique lors de la CAN 2023, puis à une qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde, une première depuis 2006. Son bilan plaide en sa faveur. Une élimination face à une solide équipe de Norvège ne saurait, à elle seule, remettre en cause tout le travail accompli.

Quant au débat sur la présidence de la Fédération, il trouvera naturellement sa réponse dans les urnes. La FIF est en année électorale et l’Assemblée générale élective du 12 septembre prochain permettra aux clubs, seuls électeurs, de choisir le dirigeant qu’ils jugent le plus à même de conduire le football ivoirien pour les années à venir.

Après Dallas, retour à Philadelphie, devenue mon quartier général durant ce Mondial.

Sur le chemin du retour, j’ai fait la connaissance d’Ousmane Touré, un autre passionné des Éléphants. Comme les frères Fofana, il suit la sélection nationale depuis la Coupe du monde 2006.

Installé à Nantes, la ville où Emerse Faé a longtemps évolué, il ne cache pas sa déception après l’élimination. Mais son amour pour les Éléphants reste intact.

« J’espère voir, de mon vivant, la Côte d’Ivoire atteindre les demi-finales, voire la finale d’une Coupe du monde », m’a-t-il confié.

Une phrase qui résume sans doute le rêve de millions d’Ivoiriens.

Pendant ce temps, Philadelphie se prépare à célébrer la fête nationale américaine. Les 3 et 4 juillet sont fériés. Les drapeaux étoilés flottent aux fenêtres, les rues se parent des couleurs nationales et les préparatifs des feux d’artifice battent leur plein.

Les Éléphants ne sont plus là.

Mais la Coupe du monde, elle, continue.

Et moi aussi.

 

 

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