Dernère publication
Ce samedi 4 juillet restera gravé dans ma mémoire.
Les États-Unis célébraient le 250ᵉ anniversaire de leur indépendance. Et pour vivre un tel événement, difficile d’imaginer un meilleur endroit que Philadelphie, considérée comme le berceau de la nation américaine.
C’est ici que tout a commencé.
L’Independence Hall, où furent adoptées la Déclaration d’indépendance en 1776 puis la Constitution américaine en 1787, est redevenu, le temps d’une journée, le cœur de l’Amérique.
Très tôt, les rues du centre historique ont été prises d’assaut par une foule impressionnante. Des touristes venus, sans doute, des quatre coins des États-Unis se mêlaient aux habitants de Philadelphie pour célébrer cet anniversaire historique.
Dans le quartier de Old City, impossible d’échapper aux couleurs américaines. Les bannières étoilées flottaient sur les façades, les boutiques vendaient des drapeaux, des casquettes, des tee-shirts et toutes sortes de gadgets aux couleurs rouge, blanche et bleue. L’ambiance avait des allures de voyage dans le temps.
Des passionnés d’histoire avaient revêtu les costumes du XVIIIᵉ siècle et déambulaient dans les rues, offrant aux visiteurs un véritable spectacle vivant. D’autres animaient les places publiques au son du fifre, cette petite flûte traversière qui accompagnait autrefois les régiments militaires. À leurs côtés, les roulements des tambours donnaient du rythme à une fête populaire où l’histoire rencontrait la modernité.
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Cette célébration s’est également invitée au Philadelphia Stadium, où la France affrontait le Paraguay en huitième de finale de la Coupe du monde. Avant le coup d’envoi, une impressionnante fresque artistique a été présentée devant près de 68 000 spectateurs, rendant hommage aux 250 ans d’indépendance des États-Unis.
Le football s’est ainsi associé à l’histoire d’un pays qui accueillait le monde entier.
Une fois la nuit tombée, la fête s’est poursuivie dans les différents quartiers de Philadelphie. Les feux d’artifice illuminaient le ciel, les pétards retentissaient de toutes parts et les familles se retrouvaient devant leurs maisons pour prolonger les festivités.
Pendant quelques instants, j’ai eu l’impression de me retrouver à Abidjan, un soir de 31 décembre. Cette même ferveur populaire, cette même joie collective, ce même désir de célébrer ensemble.
À près de 8 000 kilomètres de chez moi, je découvrais une autre manière de vivre la fête nationale.
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