Dernère publication
Ma mission aux États-Unis d’Amérique se poursuit ce samedi 24 janvier 2026, dans de bonnes conditions. En effet , après un séjour de sept jours entre Washington, District of Columbia, et Silver Spring, cap désormais sur Philadelphie, en Pennsylvanie. Il s’agit de raconter le vécu des ressortissants ivoiriens dans le contexte actuel, marqué par les procédures de restrictions engagées par l’administration Trump, de mettre en lumière les réussites et les défis de la communauté ivoirienne dans ce vaste pays, sans oublier les préparatifs autour de la Coupe du monde de football.
À Washington DC et dans le Maryland, j’ai rencontré le président de la Communauté ivoirienne, Monsieur Stéphane Gogbé, un originaire de Danané, dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire. À mon arrivée à son domicile de Wheaton, je suis accueilli dans une ambiance chaleureuse et familiale. Son épouse, Yacouba de Man, est en cuisine. Elle accueille son mari avec affection : elle l’embrasse, l’aide à retirer son manteau de froid et ses chaussures, puis lui apporte de l’eau bien fraîche. Comme un chef de famille, il prend ensuite des nouvelles de leur fils à l’école.
Je me sens aussitôt comme en Afrique. Une femme respectueuse, attentionnée et accueillante. Une fois installés, nous entamons une discussion, caméra allumée. L’interview démarre et durera près de quinze minutes. La rencontre se clôture autour d’un repas. Par la suite, j’ai rencontré un étudiant ivoirien à Washington DC, directement sur son campus, pour recueillir son témoignage.
Après ces premières mises en boîte, direction Philadelphie à bord d’un bus de la compagnie Greyhound, muni de mon ticket numérique. Il est 6 heures du matin lorsque j’embarque à la gare routière de Silver Spring. Une heure plus tard, le bus marque un arrêt à Baltimore Downtown pour une escale.
Sur place, à la gare routière de Baltimore Downtown, je fais une rencontre inattendue : un immigrant sénégalais qui rêve de réaliser sa passion qui est de devenir basketteur professionnel dans un club à Washington DC. Il s’appelle Soum. Arrivé illégalement aux États-Unis, il vit aujourd’hui sans abri.
Pour se déplacer, il sollicite la charité des passants. Touché par son histoire, je lui tends un billet de 20 dollars. L’homme ne cesse de me remercier. Grâce à la solidarité de personnes de bonne volonté, il a pu réunir de quoi s’acheter un ticket de bus.
Le grand défi reste de savoir ce qu’il adviendra de lui si son rêve venait à se noyer une fois arrivé à Washington DC.
Mon voyage se poursuit vers Philadelphie. À l’entrée de l’État, je suis impressionné par l’architecture imposante des habitations. De loin, les buildings se dressent, majestueux. À ma descente du bus à destination, je suis frappé par une fraîcheur croquante, malgré un ciel dégagé et ensoleillé.
Après une demi-heure d’attente, le président de la communauté ivoirienne, Monsieur AZO KODIÉ, me reçoit. Je lui présente mes civilités, puis il me conduit à l’hôtel où je séjournerai durant deux jours dans cet État.
Durant cette attente, je fais un constat : les boutiques et restaurants environnants sont fermés. En effet, l’État a reçu une alerte annonçant une tempête de neige imminente. Cette intempérie pouvant impacter négativement mes rencontres avec les membres de la communauté ivoirienne, prévues dans le cadre de cette série de reportages, j’ai prié pour que le temps soit clément. Ce qui ne l’a pas empêché de passer un jour de plus et de réaliser moins d’éléments que prévus. Dame nature a disposé alors que je proposais.
Sapel





