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L’atelier national de validation du projet de décret portant réorganisation de la Chambre nationale d’Agriculture se tient du 27 au 29 juillet 2026, dans un hôtel à Yamoussoukro. La rencontre réunit des acteurs du monde agricole, des universitaires, des représentants d’institutions de la République et plusieurs ministères techniques concernés, autour de la modernisation de cette institution.
A l’ouverture des travaux , le président du comité de pilotage, Bamba Sindou a salué une étape majeure d’un processus engagé depuis près de 25 ans. « Il arrive progressivement à son terme, et ce terme passe par l’étape importante que nous sommes en train de franchir aujourd’hui », a-t-il fait savoir, appelant les participants à des échanges francs et constructifs.
Selon lui, le projet soumis à validation doit permettre à la Chambre nationale d’Agriculture de mieux répondre aux mutations du secteur. « La Chambre nationale d’agriculture doit se réinventer », a-t-il insisté, évoquant les défis liés aux changements climatiques, à la sécurité alimentaire, à la transformation numérique et au développement de l’agro-industrie.
Le président du Comité de pilotage a également souligné l’évolution proposée du mode de représentation, avec une organisation davantage structurée autour des filières professionnelles. « Il ne s’agit plus de faire de la représentation professionnelle une simple affaire d’élections politiques. Pour être représenté au sein d’une filière, il faudra répondre à des critères professionnels clairement définis », a-t-il expliqué.
Représentant le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, le directeur général du Développement rural, N’Guessan Koffi Rodrigue, a estimé que l’atelier marque « la fin d’une phase transitoire de vingt-cinq années et l’ouverture d’une nouvelle ère pour notre agriculture ».
Il a salué l’engagement du Comité de pilotage, notamment celui de Bamba Sindou, dont il a reconnu « l’abnégation, le dévouement remarquable et la résilience ».
Pour le représentant du ministre, la réforme doit accompagner les ambitions du Plan National de Développement 2026-2030 et du troisième Programme national d’investissement agricole(PNIA). Cinq leviers ont été mis en avant : la souveraineté alimentaire, la compétitivité des filières, le financement agricole, la sécurisation du foncier rural et la durabilité des systèmes de production.
Il a appelé les acteurs agricoles à l’unité et à une meilleure organisation autour de leur Chambre. « Un secteur dispersé est un secteur qui peine à se faire entendre ; mais un secteur organisé est un secteur qui pèse dans les décisions qui le concernent », a-t-il affirmé.
La validation de ce projet de décret constitue ainsi une étape déterminante vers la mise en place d’une Chambre nationale d’Agriculture plus moderne, inclusive et représentative, appelée à jouer pleinement son rôle d’interface entre l’État et les acteurs du monde agricole.
Harry Diallo, depuis Yamoussoukro
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