LETTRE DE L’IA- PAR WAKILI ALAFÉ 14 juillet : défaite bleue et victoire académique, Children of Africa et FIF

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WAKILI ALAFÉ ,DG de l'Intelligent d'Abidjan

Dernère publication

14 juillet 2026. Jour de la France. Jour de fête… et jour de défaite. Triste. « La fin du rêve bleu : les Bleus dominés et éliminés par la Roja en demi-finale de la Coupe du monde 2026 », alerte Le Monde. RFI, moins rapide cette fois, rebondit : « Étouffée, la France stoppée par le collectif espagnol. »

Le 14 juillet 2026, c’est aussi le jour de ma soutenance de mémoire de maîtrise. J’avais voulu une cérémonie discrète. « Non, ce n’est pas comme ça que ça se passe. Ce n’est pas un mariage clandestin, ni une réunion à huis clos. Ce sont des séances publiques, selon la tradition, selon les textes », m’a-t-on dit. Cela a coûté une trentaine de minutes de retard, le temps de battre le rappel des troupes, de faire venir amis, parents et étudiants. De nombreux proches étaient absents. En fait, je n’avais pas voulu ébruiter la soutenance avant. Je pense que, par la grâce de Dieu, si le travail se poursuit et que je vais au doctorat, il faudra réserver une salle plus grande, avec un cocktail à la fin et beaucoup de petites choses autour. Un grand événement pour couronner un travail académique. Et rattraper les choses, au vu des nombreuses réactions qui parviennent de ceux qui n’ont pas été conviés, ni même informés.

La soutenance a donc eu lieu hier.

J’ai obtenu la note de 16/20, à peu près la même que celle des cours. C’est mon troisième mémoire : deux Master de recherche et un mémoire pour un master professionnel. J’aurai donc, à terme, trois masters : deux dans le même secteur, information et journalisme, et l’autre en philosophie, tous les trois en sciences humaines. Ce n’est pas mauvais. Ces études renforcent en moi une certaine rigueur, une démarche académique et scientifique qui s’ajoute à la pratique. Je rattrape des choses dans lesquelles j’étais déjà engagé, et je retrouve des habitudes perdues : la rigueur académique, la rigueur de la recherche. La même rigueur que l’on retrouve dans l’écriture journalistique, qui a ses règles que nous devons suivre.

Hier, ce fut une excellente journée, une belle journée. Les réactions ont fusé de partout. J’en suis satisfait et je suis reconnaissant à toutes les personnes, en Côte d’Ivoire (à Abidjan comme à l’intérieur du pays) et hors de la Côte d’Ivoire, qui ont pris le temps de m’adresser leurs félicitations et de partager ma joie.

Lettres de Toronto et du Mondial 2026

Mon travail portait sur la stratégie éditoriale dans le management de l’entreprise de presse. Je poursuis la réflexion. Mon sujet de mémoire de philosophie doit être affiné, avec un travail sur « La mort de la mort » de Laurent Alexandre. L’éthique disruptive. Hier, des observations ont été faites par le jury pour corriger mon travail ; je vais les prendre en compte. C’est d’ailleurs sous réserve de la prise en compte de ces observations que le mémoire a été validé.  Après la soutenance, j’ai fait ma journée de routine. Je suis passé au cabinet de la Première Dame, pour le lancement du prochain gala Children of Africa, avec une mobilisation attendue de 5 milliards de FCFA pour construire une maison des jeunes. Je me propose de m’impliquer davantage dans cette action de recherche et de mobilisation des ressources. Arrivé en retard après la soutenance, j’ai pu exprimer mes encouragements à la directrice de la Fondation, Nadine Sangaré.

Je suis allé ensuite à Koumassi. J’y ai passé environ quelques heures. J’ai donné des coups de fil ; certains rendez-vous n’ont pu être honorés.

Au moment où j’écrivais le début de cette lettre, nous nous apprêtions à suivre le match France-Espagne. Autour de moi, une majorité de personnes souhaitaient la victoire de la France. Mais quelques-uns, de façon assurée et convaincue prédisaient la défaite des Bleus. Les bouchons m’ont ensuite empêché d’arriver à la résidence de France pour y suivre le match.

Parallèlement, l’actualité de la FIF occupe les unes des journaux. Une interview exclusive de Malik Traoré dans Bloomfield ReView Magazine (numéro 3) retient l’attention. Il y développe sa vision pour le football, parle du Club Omnisports de Korhogo, et place la bataille sur le terrain des idées. Il n’a pas attaqué le président sortant Idriss Diallo. Il est resté sur sa vision. Vision contre vision. On voit bien qu’il est possible de faire le débat de façon apaisée et civilisée. Cela donne de l’espoir.

J’ai d’ailleurs lu des commentaires qui rappelaient qu’en 2022, Idriss Diallo n’était pas entré dans la logique de confrontation, pendant que les camps Didier Drogba et Sory Diabaté étaient vent debout l’un contre l’autre. Idriss Diallo, lui, portait le discours de rassemblement, de conciliation, d’union. Il a gagné. Quatre ans après, comment se fait-il que la tension revienne, avec des positions de dénonciation et de disqualification, alors que le président sortant incarne une manière apaisée, respectueuse et conciliante ? Il reste un homme courtois, aux bonnes manières, qui n’est pas dans les grossièretés. Il est important de rappeler cela et de souhaiter que le bon ton soit maintenu, aussi bien par ceux qui se réclament de lui, que du côté de l’adversité.

En 2022, à la période de l’élection à la FIF, l’association Balle à terre était à l’œuvre. Pour le moment, elle n’a pas encore bougé. Signe que l’heure n’est pas encore grave. J’espère !

À vendredi pour la prochaine lettre de cette semaine, à raison de trois lettres hebdomadaires (lundi, mercredi et vendredi), sauf actualité ou contraintes indépendantes de la volonté de votre serviteur.

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