PORTRAIT-Nagaky Diarrassouba, un ingénieur au service du pays, bien au-delà de Napié

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Nagaky Diarrassouba

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Au delà de Napié, sur les traces de Nagaky Diarrassouba acteur du secteur électrique ivoirien.

De la turbine d’Azito aux dossiers d’équipement de CI-Energies, itinéraire d’un cadre du secteur électrique ivoirien que la discrétion n’a jamais empêché de peser.
La trajectoire de Nagaky Diarrassouba se vérifie, elle ne se raconte pas : quarante ans de dossiers techniques, de chantiers et de responsabilités, sans que le grand public retienne son nom. C’est pourtant l’un de ces cadres sur lesquels repose, dans l’ombre, la solidité du système électrique ivoirien.

La filière de l’excellence

Bachelier du Lycée Scientifique de Yamoussoukro, boursier de l’EECI en 1987, Nagaky Diarrassouba emprunte la voie exigeante des classes préparatoires du Lycée Michel-Montaigne de Bordeaux. Il en sort ingénieur généraliste de l’École Centrale Méditerranée de Marseille, formation qu’il complète par un master en administration des entreprises à l’IAE d’Aix-en-Provence. Le geste technique d’abord, la gestion ensuite : la double compétence est acquise avant le retour au pays.

Azito, la SOPIE, CI-Energies : l’ossature du réseau

De retour en Côte d’Ivoire, il rejoint le Bureau National d’Études Techniques et de Développement (BNETD) comme chef de section thermique au Secteur Électricité. C’est là qu’il pilote le projet Azito 1, l’une des centrales qui structurent encore aujourd’hui la production nationale. Il devient ensuite chef de service Production à la SOPIE, l’une des structures qui ont précédé CI-Energies, avant d’occuper au sein de la société d’État les fonctions de Directeur de l’Équipement et du Développement, puis de Directeur Central de l’Équipement et des Travaux.
Autrement dit : les lignes, les postes, les ouvrages qui font qu’un pays s’éclaire, il en a porté la responsabilité directe. Un rapport de la Banque Mondiale consacré au déblocage des investissements privés le remercie d’ailleurs nommément pour ses contributions, reconnaissance internationale rare pour un cadre technique ivoirien.

Napié, prolongement naturel d’un engagement

L’ancrage territorial n’est pas venu après coup. Dès 2018, celui que l’on présentait comme « cadre et fils de Napié » parrainait la remise de kits scolaires à 256 élèves de sa commune et lui offrait une radio communautaire. Membre du Conseil du District autonome des Savanes depuis septembre 2022, candidat RHDP aux municipales de 2023, il est aujourd’hui maire de Napié, à une vingtaine de kilomètres de Korhogo.
Et l’édile ne s’est pas contenté de l’écharpe. En juillet 2025, c’est lui qui accueillait Fidèle Sarassoro, le CEPICI et un représentant de l’Ambassade des États-Unis pour la pose de la première pierre d’un centre international de formation aux métiers des drones, un projet qu’il qualifiait de « catalyseur de développement régional ». Faire atterrir dans le Poro une infrastructure de formation aux technologies de pointe : la méthode de l’ingénieur appliquée au développement local.

Un profil pour les défis qui viennent

À l’heure où la Côte d’Ivoire entend consolider sa position de pôle énergétique ouest-africain, ce type de profil, technicien éprouvé, gestionnaire formé, élu enraciné, dit quelque chose de l’État réel : celui qui se construit loin des cérémonies, par des hommes qui ont d’abord fait leurs preuves les mains dans les machines.

Charles Kouassi

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