Réseau routier ivoirien : le gouvernement engage une nouvelle phase de modernisation

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La ville de Yamoussoukro accueille, du 14 au 16 mai 2026, un atelier stratégique consacré au bilan des interventions réalisées sur le réseau routier national entre 2023 et 2025, ainsi qu’aux perspectives du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

Cette rencontre réunit les principaux acteurs du secteur routier autour d’un objectif commun : construire un réseau routier moderne, durable et adapté aux exigences de la transformation économique de la Côte d’Ivoire.

Ouvrant officiellement les travaux, le ministre des Infrastructures et de l’Entretien routier, Hien Sié Yacouba, a rappelé le rôle stratégique du réseau routier national dans la compétitivité économique, l’intégration territoriale et la mobilité des populations.

« Le réseau routier constitue un patrimoine stratégique pour la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré devant les autorités administratives, les responsables techniques du ministère, les experts sectoriels et les partenaires mobilisés pour l’atelier.

Avec un linéaire estimé à plus de 82 000 kilomètres de routes, dont environ 9 000 kilomètres revêtus, la Côte d’Ivoire demeure confrontée à des défis majeurs en matière d’entretien, de réhabilitation et de modernisation de ses infrastructures routières.

Le ministre a salué les progrès enregistrés ces dernières années grâce aux investissements engagés par l’État, notamment dans le cadre du Programme d’Entretien Routier (PER), financé par le Fonds d’Entretien Routier (FER) et mis en œuvre sous la supervision de l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE) et de la Direction générale des Infrastructures routières (DGIR).

Selon lui, les actions menées entre 2023 et 2025 ont permis la réhabilitation de plusieurs axes structurants, le désenclavement de nombreuses localités ainsi qu’une amélioration progressive des capacités d’entretien routier sur l’ensemble du territoire national.

Malgré ces avancées, Hien Sié Yacouba a souligné que les défis restent importants. Les effets du changement climatique, l’intensification du trafic routier, la pression croissante sur les infrastructures existantes ainsi que les contraintes budgétaires imposent désormais une approche renouvelée de la gestion du patrimoine routier ivoirien.

Face à ces enjeux, le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la planification des interventions, d’améliorer le suivi technique des travaux et de promouvoir davantage l’innovation dans les méthodes d’entretien routier.

Selon lui, cet atelier doit permettre d’évaluer de manière objective les actions entreprises, d’identifier les contraintes techniques, financières et organisationnelles rencontrées, mais également de formuler des recommandations concrètes afin d’optimiser les ressources disponibles et de renforcer durablement la gouvernance du secteur.

Le ministre a également mis en avant les ambitions du Plan national de développement 2026-2030, qui prévoit plusieurs projets structurants dans le domaine des infrastructures routières. Il a appelé l’ensemble des acteurs à travailler dans une dynamique de synergie et de cohérence afin de répondre efficacement aux attentes des populations.

T.A.B

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